Viendra, viendra pas ? Le village des marques fait couler de l’encre et grimacer les décideurs, élus comme entrepreneurs... Et au final, pas grand monde ne comprend les enjeux véritables. « On nous a balancé un projet, sur un terrain qui appartient à la Ville, sans étude », déplore, sans citer personne, le maire, Hélène Mandroux. « C’est la paupérisation du centre-ville », s’indignent les commerçants de l’Écusson . Tout le monde grince des dents... De désespoir pour les uns, alors que celles d’autres s’aiguisent. Pendant ce temps, en ville, arrive Alain Manoukian. Le créateur de la marque de vêtements, reconverti désormais dans l’immobilier commercial, projette de réhabiliter le boulevard du Jeu- de-Paume. Car selon lui, « l’avenir est au haut de gamme et au bas de gamme.
Le milieu va disparaître dans les dix ans qui viennent. » À quelques encablures de là, Odysseum sort de terre. Les travaux vont bon train. Outre quelques marques nouvelles, le Montpelliérain y retrouvera ses racines, avec les nouvelles vitrines de la librairie Sauramps, du café des Trois-Grâces...
Nombreux sont ceux qui se félicitent de voir s’installer, au bout de la ligne 1 du tramway, « un des plus grands centres commerciaux d’Europe » . Printemps 2009 : Montpellier devient une plaque tournante du commerce ! Mais qu’en est-il de l’emploi et quelle recette pour la multiplication de bons clients qui ont de l’argent ?
Source : www.midilibre.com, 01.01.2010