L’assemblée générale de l’Arca (Association romorantinaise des commerçants et artisans) a bien entendu tourné autour du Carré des marques, jeudi soir.« Il faut regarder devant nous » a conseillé le président de la CCI Alain Courtois, initialement opposé au projet.
« Face au Village de marques, il est important que les commerces de centre-ville soient costauds, expliquait jeudi soir, Alain Courtois aux commerçants adhérant à l’Arca. Trois ans, ce n’est pas trop pour commencer à anticiper. Il faut regarder devant et rebondir. On doit néanmoins continuer à développer l’industrie : on fera le maximum pour faire venir les entreprises. » « Si nous avons choisi de développer le Carré, ce n’est pas que nous oublions l’industrie mais qu’il est difficile de faire venir les activités industrielles, explique à son tour Jeanny Lorgeoux. On va tout faire pour maintenir ce socle mais il faut être réaliste… » Puis revenant sur la Carré des marques : « S’il y a des recours (1), il faudra compter sur, au mieux, deux ans avant de commencer les travaux de construction qui dureront un an et demi. Dans le cas contraire, on table sur une ouverture dans les deux ans. » Et le maire d’annoncer la création d’un « comité de réflexion » : « Il comportera des élus et des personnes extérieures connaissant le commerce et réfléchira à la manière d’aider à la transition des commerces et à des solutions pour capter une partie de la clientèle. Dans mon esprit, le Carré servira de levier pour redéployer et enrichir le marché. » Le maire termine sur les engagements du directeur d’Unibail : « Il vient de me confirmer qu’il maintiendrait son projet même en cas de recours. Il affirme qu’il considère le Carré de Romorantin comme une vitrine pour ses investissements futurs en Europe. Il ne mégotera donc pas avec l’investissement. On a tout à y gagner ! »
(1) Ceux-ci peuvent être déposés jusqu’à fin avril.
C.L.
La Nouvelle République, 22/03/2008
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