Verviers : la Ville est d’accord pour que l’Outlet s’agrandisse

Verviers est prête à accepter une extension de l’outlet de 6.000 m2 et l’abandon du concept de magasins d’usines. Mais pas question de porter la surface bâtie du site à 23.000 m2, ni de construire un grand bâtiment carré au beau milieu du parking.

Agrandir le site de l’Ardennes Outlet Centre et quitter le concept des magasins d’usines pour celui du commerce traditionnel ? Du côté de la ville de Verviers, on n’est pas nécessairement contre. Conscientes de la crise que traverse actuellement le site, les autorités communales sont prêtes à accepter certaines demandes de la direction de l’outlet. Mais pas tout.

“ La position qui semble se dégager à la Ville va dans le sens d’une acceptation de modification du concept de magasins d’usine vers du retail pour les m² bâtis non-loués actuellement et pour l’agrandissement. Nous serions donc éventuellement prêts à accepter un agrandissement, mais uniquement dans le cadre du PCA (N.D.L.R : plan communal d’aménagement), ce qui signifie 15.000 m² de surfaces commerciales en tout soit 6.000 m² en plus de ce qui est bâti actuellement, ” explique l’échevine des Affaires économiques de Verviers, Muriel Targnion.

Pour rappel, l’outlet a déposé une demande de permis socio-économique pour porter la superficie du site à 23.000 m².

Le passage du concept de magasins d’usines au commerce classique n’est donc pas (plus) impossible. Une extension est également envisageable, mais dans les limites du plan communal d’aménagement. “ Ce qui signifie que nous ne pourrons certainement pas accepter une construction en bloc carré et proposerons de continuer le pourtour du parking tel que c’était prévu. ”

D’accord donc pour du commerce classique, mais lequel ? L’échevine verrait bien de l’ameublement et des luminaires, des secteurs quasiment inexistant à Verviers. Et quant au bricolage, également proposé par l’outlet ? “ Par rapport au potentiel d’attractivité, on n’est pas en saturation dans ce domaine-là, ” estime-t-elle.

C’est le 11 mars que le comité socio-économique national de la distribution rendra son avis sur la demande de l’outlet, puis la Ville devra accepter ou refuser le permis. Au moins l’outlet sait maintenant qu’il y a moyen de négocier.

Bruno Beckers

Source : www.sudpresse.be, 04.03.2009

 

siec 12

(*) Champs obligatoires