Un village de marques à Romorantin - Débat sur les villages de marques : la défense manque de soutiens...

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L’absence des deux principaux protagonistes, Jeanny Lorgeoux, pour Romorantin et Claude Denis pour Mer a enlevé beaucoup d’intérêt au débat sur les projets de villages de marques.
Elle se voulait soirée d’information-débat sur les villages de marques. Mais de débat contradictoire, il n’y a pas eu.
Cela à cause de l’absence des deux principaux protagonistes : Jeanny Lorgeoux, pour le projet Unibail de Romorantin et Claude Denis, pour le projet Prologis de Mer.
Les deux s’étant plus ou moins excusés, il n’y avait plus personne dans la salle pour assurer la défense de ces deux opérations.
La salle faisait le plein avec plus de deux cents participants : essentiellement des représentants du monde du commerce ou de l’artisanat, sédentaire ou non, des organismes consulaires locaux ou régionaux et d’autres structures du même type. Philippe Gauthier, le responsable du collectif départemental Centre pour la valorisation du commerce et de l’artisanat, à l’initiative de la réunion, avait pourtant souhaité la transparence pour cette soirée.
Les spectateurs ont dû se contenter d’un tir groupé et nourri contre les deux projets.
Ni la position d’attente du représentant de « Que Choisir » ni celle modérée de Jean-Pierre Albertini, le maire de Salbris, n’ont conféré à cette réunion le visage d’un vrai débat.
Et le pire, c’est qu’on n’est pas plus avancé sur la réalité de ces deux projets.
Sinon qu’on confirme que celui de Mer, portant sur 3.000 m2 sera examiné début juillet par la commission départementale et que celui de Romorantin (15.000 m2) doit passer par une enquête d’utilité publique déjà engagée.
Le maire de Romorantin avait aussi fait parvenir une copie d’une invitation à une réunion d’information publique sur le sujet, le mercredi 27 juin à la Pyramide de Romorantin.
De ces échanges, on retiendra l’hostilité confirmée de la chambre de commerce aux deux projets, celle des deux représentants des CCI de l’Indre et du Loiret et des fédérations de commerçants des trois départements et enfin celle d’Agglopolys.
Mais aussi, et c’est plus étonnant, celle de la municipalité de Vendôme qui l’a mis sur le papier.
« C’est le concept que nous rejetons, qu’il fasse 50 ou 150 boutiques », expliquait Paulette Picard pour la CCI de l’Indre. Et de dénoncer les « effets collatéraux » inévitables sur les centres-villes et les effets déstructurant. Le représentant de la fédération nationale de l’habillement s’est appliqué à fustiger cette pratique des rabais continus, se référant de bases de prix contestables et souvent à la limite voire carrément dans l’illégalité.
De son côté, Alain Robert, pour la CCI Blois, rappelait les 33 liquidations judiciaires de 2006 et les 15 déjà enregistrées pour 2007 : « e défendrai bec et ongle la situation du commerce de Romorantin ! » Lui entend aussi tordre le cou à l’idée de clients touristes régionaux qui viendraient enrichir la manne locale. « C’est de l’argent qu’ils auraient dépensé ailleurs et pas en supplément ! » ’ Les dés sont pipés, le menu qu’on vous présente est faux ! ’’

Pour Ivan Somet ces projets contredisent ce qu’ont signé les responsables politiques avec la charte départementale du commerce. La discussion portera aussi sur l’ouverture du dimanche, sur la véracité de certaines informations diffusées par une revue solognote, sur l’avenir des petits commerces de bourgs ou ceux des centres-villes. Un dirigeant de magasin berrichon ira jusqu’à affirmer : « Les dés sont pipés, le menu qu’on vous présente est faux ! »
Le dernier mot sera celui d’Ivan Somet qui ne voudrait pas un transfert du projet dans une autre commune limitrophe du département : « Notre combat n’aura de sens que s’il est régional ! »

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Source : la Nouvelle République, Claude Choplin, 21 juin 2007

 

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