Troyes : Le Club des marques reste un vrai magasin d’usine

L’établissement de Saint-Julien-les-Villas, qui fête actuellement ses 25 ans, continue de ne vendre que des incourants. Ceux du groupe Devanlay

Vingt-cinq ans déjà !

En 1985, naissait le Club des marques. Regroupant toutes les griffes du groupe Devanlay, il allait connaître un rapide succès et donner naissance au pôle de magasins d’usines de Saint-Julien-les-Villas. Un quart de siècle après, il n’a pas tellement changé alors que le déstockage a beaucoup évolué en Europe. « Nous sommes restés un vrai magasin d’usine. Nous ne continuons à ne vendre que des incourants », signale Valérie Berge, sa directrice. Dans le monde du textile, les incourants possèdent un sens bien précis. Il s’agit des surstocks de la saison écoulée et des invendus de magasins. En d’autres termes, ce sont tous les articles qui n’ont pas trouvé d’acheteurs l’année précédente. « Devanlay ne fabrique pas pour ses magasins d’usine », affirme Valérie Berge qui a fait appel à cinq étudiantes de l’IUT de Troyes pour l’aider à mettre en valeur cet anniversaire par différentes opérations de promotion et de communication. Créé par Devanlay, le Club des marques appartient toujours 25 ans après au groupe troyen. À l’exception de New Man, il continue à ne vendre que ses griffes et celles de son propriétaire, Maus Frères. Et en premier lieu Lacoste qui reste plus que jamais sa locomotive. Cependant en 25 ans, le club des marques a évolué. Des marques comme Exciting, Jil, Scandale, Coup de Cœur ou encore Orly ont disparu des rayons depuis qu’elles ont été cédées par Devanlay. Par contre sont arrivés Aigle et, depuis août, Gant, deux griffes rachetées par Maus Frères. « Gant connaît un bon accueil. Je suis agréablement surprise par ses débuts », signale Valérie Berge.

D’autre part, les grands bacs dans lesquels était autrefois jetée la marchandise ont disparu au profit d’une présentation bien plus soignée des vêtements. Au point que le Club des marques n’offre maintenant pratiquement plus que du premier choix. « Comme nous en avons davantage, nous ne voyons plus la nécessité de proposer du second choix », confie la directrice. Il faut dire aussi que les marques sont bien plus soucieuses aujourd’hui de leur image et qu’elles préfèrent que les gens portent des vêtements sans défaut.

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A l’origine du pôle de Saint-Julien-les-Villas

En s’installant en 1985 à Saint-Julien-les-Villas, dans l’ancien Club Coop, le Club des marques était loin de se douter qu’il allait donner naissance à un pôle de magasins d’usine. Dans les années qui suivent, Petit Bateau et Absorba commencent par s’installer à proximité. Puis en 1992, c’est au tour de Marques Avenue de s’implanter à côté, dans l’ancienne usine de charcuterie des Coopérateurs de Champagne. « Suite à une étude de marché, ce site paraît le plus approprié pour poursuivre et maîtriser le développement des magasins d’usine sur ce pôle en plein essor », écrit Loïc Dolat dans un mémoire de maîtrise consacré aux magasins d’usine de Troyes. Dans ce même mémoire, il révèle que l’installation du Club des marques à Saint-Julien a relevé du hasard. « Une ouvrière dont le père était employé au club Coop avait annoncé à Devanlay que ce magasin allait fermer et que le propriétaire cherchait un repreneur. » J. D’H.

Source : www.liberation-champagne.fr, 02.03.2010

 

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