"Tournus : le 2eme projet de centre de marques sera présenté au grand public le 28 février 2006. "

"Si seuls des détails d’ordre technique en retardent encore le dépôt officiel en préfecture, le nouveau projet de centre de marques est ficelé et fera l’objet d’une présentation publique au Madelaine Palace. Si tout marche normalement, la commission départementale d’équipement commercial pourrait être appelée à se prononcer sur le nouveau projet de centre de marques en septembre ». Jean Boutet, maire-adjoint en charge des affaires économiques, se veut optimiste. Car, même si le dépôt officiel du dossier en préfecture a pris du retard pour des raisons techniques (notamment la communication de nouvelles pièces qui n’étaient pas obligatoires pour le premier projet), la deuxième mouture du centre de marques de Tournus a, selon lui, de fortes chances de séduire les décideurs. Les Tournusiens pourront en tout cas s’en faire un avis personnel puisque la ville de Tournus et le promoteur britannique G.V.A. ont décidé de se livrer à une présentation publique du nouveau projet. Une présentation qui aura lieu le mardi 28 février prochain, à 19h, au Madeleine Palace. Nul doute que l’affluence sera au rendez-vous, tant chez les partisans que chez les adversaires de ce qu’il est désormais convenu d’appeler le « Tournus Fashion Village Bourgogne », ou simplement chez les simples citoyens, curieux de voir à quoi ressemblerait une infrastructure programmée pour voir le jour à l’entrée nord de Tournus, juste en face du péage autoroutier. Le cabinet-conseil Mall and Market et le cabinet d’architecture Archigroupe, de Lyon, ont prévu une présentation vivante où les visuels projetés devraient permettre de bien se figurer les choses. Appuyé sur une logique de vente de produits de mode vestimentaire et d’équipement de la maison plus haut de gamme que dans la première mouture, le « Tournus Fashion Village Bourgogne » vise une zone de chalandise plus large et espère attirer sur le site davantage d’étrangers et de touristes. Car, sur une surface de vente revue à la hausse (12.000 m2, soit 2.000 m2 de plus que dans le premier projet), l’accent sera également mis sur la promotion touristique de la Bourgogne du Sud, à travers la diversité de son offre touristique et les saveurs de ses produits de terroir, vineux et, plus largement, culinaires. C’est bien pourquoi, alors que l’aspect « village » est conservé par l’organisation des magasins dans une véritable grande-rue, au milieu de celle-ci devrait être élevé un immeuble plus important que les autres, situé dans l’axe de l’entrée principale du centre, et appelé à accueillir un office de tourisme départemental et un large espace de présentation et vente des produits régionaux. « Mais cela ne suffirait pas en soi car il faut que le public puisse manger sur place les produits qu’il aura découverts et c’est pourquoi le nouveau projet comprend un restaurant chaud, qui sera géré par un professionnel », précise ainsi Jean Boutet. Une nouveauté, là aussi, par rapport à la simple sandwicherie prévue dans le premier projet, et une nouveauté qui pourrait bien ne pas trouver un écho très favorable chez les restaurateurs tournusiens. Pour autant, avec sa capacité de plus d’un millier de places de stationnement (un parking situé à l’est, entre les bâtiments et la voie ferrée et auquel on accéderait depuis un rond-point sur la RN6), le « Tournus Fashion Village Bourgogne » ménage encore d’autres innovations, comme une placette un peu surélevée, avec un bistro pouvant faire terrasse, ainsi que de petites boutiques réservées aux artisans et artistes d’art locaux. Quant à la maison ancienne qui borde actuellement la RN6, en limite du pont de l’échangeur autoroutier, il est prévu qu’elle accueille des expositions artistiques. La présentation publique du 28 février rentrera naturellement dans l’ensemble des détails de la nouvelle configuration des lieux et, dans l’esprit de ses organisateurs, elle doit également permettre de répondre aux multiples questions qui se posent en matière économique, architecturale et environnementale.

Source : Le Journal de Saône et Loire, 16 février 2006

 

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