Soldes à la Toussaint à Troyes : une aubaine pour le budget

On connaissait les soldes d’hiver et d’été, désormais il faudra compter sur deux autres semaines. Une bonne nouvelle pour les bourses.

Les soldes, tout le monde connaît, les soldes flottants, un peu moins. La loi de modernisation de l’économie, entrée en vigueur en août 2008, modifie la réglementation en la matière. Ainsi depuis le 1er janvier, chacune des deux périodes de « soldes fixes » a été raccourcie d’une semaine et des soldes complémentaires, dits « flottants » ont été instaurées. Libre aux commerçants d’en fixer la date (deux semaines consécutives ou non). Au milieu des allées marchandes de Marques Avenue et de Mac ArthurGlenn, la plupart des clients rencontrés ne semblent pas encore être au fait. Pas facile en effet de faire la différence avec les nombreuses promotions du reste de l’année. « Soldes quoi ? Soldes flottants ? Connaît pas ! Y a des promos toute l’année, je ne suis pas sûre que ça change grand-chose, mais bon, c’est vrai que les prix sont quand même intéressants », reconnaît Évelyne, venue de Dijon à Pont-Sainte-Marie avec ses enfants. Si MacArthurGlenn avait déjà lancé l’opération aux vacances de Pâques, Marques Avenue a en revanche une autre stratégie en concentrant les deux semaines en ce moment.

De bons débuts

À mi-parcours, les résultats sont plutôt encourageants. L’effet soldes agit toujours et booste la fréquentation. « La quasi-totalité des marques participe à l’opération. Seuls les magasins dont l’enseigne

nationale fixe les dates des soldes flottants et qui ont donc épuisé leur quota en sont exclus. Mais ceux-là proposent quand même des produits en promotions », explique Martine Venuat, la responsable du centre de marques de Saint-Julien-les-Villas. À l’autre bout de l’agglomération, il était difficile hier en début d’après-midi de trouver une place de parking. Si l’on reconnaît que cette semaine de vacances est habituellement une période phare, les soldes flottants ont tout de même attiré 18 % de visiteurs de plus que l’an dernier. « On a beaucoup communiqué sur Dijon, Reims, le sud de Paris en distribuant des plaquettes d’information aux péages pour annoncer l’opération », explique t-on au marketing de MacArthurGlenn. Pour les clients mais aussi et surtout les commerçants du centre, c’est tout bénéfice. « On a doublé la fréquentation et on fait beaucoup plus de chiffre. De toute façon, rien que le mot « soldes » attire le monde », lâche la responsable de Façonnable. Pour Nolwenn Guyard, de chez Best Mountain, « la sixième semaine de soldes était de toute façon pas nécessaire. » Sa seule crainte : « Que les clients n’attendent plus que les périodes de soldes et achètent moins le reste du temps ». Même s’il est un peu tôt pour dresser un premier bilan de ces soldes new-look, l’effet de masse des centres de marques semble fonctionner. Une unité qui devrait inspirer les commerçants du centre-ville.

Source : L’Est Eclair, 31.10.2009

 

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