Invité surprise de la séance de lundi, Christian Mabille, à la tête de la CdC, a assuré que le Parc du Cubzac verrait enfin le jour l’an prochain.
Invité surprise du Conseil municipal de lundi soir : Christian Mabille, le président de la Communauté de communes. À l’ordre du jour était inscrit le rapport annuel d’Alain Pastureau, adjoint au maire et vice-président de la CdC, sur l’activité de la Communauté de communes.
Christian Mabille a-t-il voulu faire entendre son point de vue plutôt que de laisser son collègue exprimer le sien ? Toujours est-il qu’il était là en personne pour répondre à toutes les questions. Qui ne se sont pas fait attendre, Benjamin Biroleau posant d’emblée celle qui brûle toutes les lèvres depuis plusieurs mois : « Qu’en est-il du Village des marques ? »
Christian Mabille est revenu sur l’historique du projet, les recours des commerçants, les délais incompressibles... « En Alsace, un projet de cette envergure a mis dix ans à voir le jour », rappelle-t-il. « Nous n’attendrons pas aussi longtemps. La situation devrait se conclure au cours du premier trimestre 2010. Je ne vous dirai pas avec qui, ni comment, car les négociations en cours requièrent une extrême discrétion, mais il ne se passe pas un jour sans que je sois en contact avec l’un des deux investisseurs. »
Manque d’informations
Prudent, Arnaud Bobet ose quand même dire tout haut ce que chacun pense tout bas en évoquant le malaise suscité dans la population par le manque d’informations sur ce projet pourtant capital pour le territoire. « Il y a plusieurs mois, voire des années maintenant, que des formations à la vente ont été engagées, que vous avez appelé à l’envoi de candidatures pour les postes à pourvoir. L’appel d’air créé engendre aujourd’hui beaucoup de déception. Il est urgent que ce projet ou un autre se fasse. »
« C’est vrai. Nous avons beaucoup communiqué au début, puis plus rien », reconnaît Christian Mabille, rejetant la faute sur les médias qui, à la moindre information, colportent les théories les plus fantaisistes...
Taclant Benjamin Biroleau qui parlait récemment de « silence assourdissant » et en appelait à un vote sanction des électeurs lors des prochains scrutins, Christian Mabille lançait aussi une menace à peine voilée : « Les enjeux électoraux qui se profilent ne doivent pas polluer ce projet. Avis à ceux qui brigueraient un mandat et qui voudraient mélanger les sujets... » Sachant bien que, si le projet voit le jour, celui qui aurait osé le critiquer pourrait le payer très cher.
Finalement, pas plus d’informations que lors de la dernière séance du conseil communautaire de juillet, mais le même mot d’ordre que lors des interventions précédentes du président : attendre !
Auteur : Laurence Pérou
Source : www.sudouest.com, 04.11.2009