St-André-de-Cubzac : le Village résiste

L’avenir du Village des marques, projet contesté, se décide le 13 novembre

Les retards accumulés par ce projet qui avait, en son temps, reçu le trophée du meilleur projet de Village de marques européen ; l’appel interjeté par les commerçants bordelais hostiles à cette concurrence potentielle ; le silence radio qui s’en était suivi, avaient largement alerté le landerneau local. Au point que de nombreux responsables le donnaient pour mort. Porteur du projet, le président de la Communauté de communes du Cubzaguais, Christian Mabille, dément toujours tout abandon. Rencontre.

« Sud Ouest ». Après le rejet du recours introduit par les commerçants bordelais contre le projet de Village des marques de Saint-André-de-Cubzac, où en est la procédure de l’appel interjeté par les mêmes opposants ?

Christian Mabille. Je viens de l’apprendre, l’audience au cours de laquelle sera jugé cet appel, a été fixée au 13 novembre prochain. Et la décision, l’arrêt, devrait être rendue dans les semaines qui suivent, soit avant la fin de l’année, avant Noël.

Deux hypothèses : soit l’appel est rejeté, soit il est validé. Que se passe-t-il dans chacun de ces cas ?

Je ne me place à aucun moment dans l’hypothèse où cet appel pourrait passer. Sans interférer avec le travail de la justice, je considère qu’il n’y a aucun élément nouveau qui pourrait justifier que l’on change par rapport à la première décision qui avait été un rejet du recours initial. Nous restons sur le projet global d’une vaste zone d’activité qui englobe le Village des marques.

Beaucoup pensent et disent aujourd’hui que le projet de Village des marques est moribond, a fortiori dans la conjoncture actuelle. Qu’en dites-vous ? Et de quand datent vos derniers contacts avec l’opérateur détenteur du permis de construire, Pantheon Retail ?

Mon dernier contact date du jeudi 23 octobre. Quant aux bruits qui circulent, ils sont classiques pour de telles opérations qui représentent des investissements de l’ordre de 400 à 500 millions d’euros. Les grands groupes concernés ont intérêt à faire de l’intox. Mais je continue à affirmer que le tour de table financier est bouclé avec des partenaires sérieux.

Les mêmes ?

On verra, je ne peux en dire plus. Les autorisations sont acquises et c’est çà l’important. Et paradoxalement, la crise, qui va entraîner des « surstocks » justifie d’autant mieux un tel Village des marques, qui n’est pas un centre commercial, mais un projet de tourisme commercial. La crise nous aura en tout cas permis, ainsi qu’aux opérateurs, de faire des choix plus judicieux.

Auteur : Propos recueillis par Sylvain Viau

Source : Sud Ouest, 07 novembre 2008.

 

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