Roubaix : dix ouvertures dominicales par an pour l’Usine et McArthurGlen, ça change quoi ?

Dans quelques jours, les panneaux « soldes » seront remisés jusqu’aux prochaines grandes promotions. A l’Usine, où l’on se dit « très satisfait » de cette période hivernale de rabais après un mois de janvier record, on a ouvert deux dimanches à cette occasion. Verra-t-on un troisième dimanche de promotions l’année prochaine ? C’est une possibilité, accordée par le préfet qui autorise désormais le commerce roubaisien à accueillir les clients dix dimanches par an.

Jusqu’à présent, L’Usine comme McArthurGlen (les deux « centres de marques » roubaisiens), s’accordaient sur les cinq dimanches autorisés : deux pour les soldes d’hiver, deux pour les soldes d’été et un pour les ex-Cavalcades, fin août.

Quels seront les cinq autres jours dévolus au commerce ? « Nous avons une réunion mardi prochain avec les différents acteurs pour se mettre d’accord, mais évidemment, on ne va pas ouvrir en plein mois de février », note, réaliste, Nicolas Manzi, le directeur de l’Usine. La décision rendue par le préfet (notre édition d’hier) est une satisfaction pour le responsable du centre commercial de l’avenue Motte, qui assure que la concertation continuera à prévaloir avec McArthur et la ville. Le souhait, « faire vivre ces dimanches d’ouverture » en les calant sur des manifestations roubaisiennes fortes, afin de drainer du monde et éviter que les acheteurs n’aillent voir de l’autre côté de la frontière belge.

Mais alors, concrètement, comment cela va-t-il se passer. « J’ai présenté des propositions aux commerçants », détaille Nicolas Manzi qui attend que la concertation fasse son oeuvre. Il observe une adhésion très large face à cette nouvelle possibilité, « mais on fixera des seuils ». Autrement dit, pas d’ouverture si une majeure partie des boutiques ne prévoit pas de lever le rideau. Tout cela doit donc être discuté « et on n’en est qu’aux prémices ».

La direction générale du centre McArthurGlen Roubaix, dans un communiqué « ne souhaite pas, pour l’instant, s’exprimer car cette décision ne lui a pas été encore confirmée. La réunion du 9 février 2010 prévue entre les deux centres de marques roubaisiens et la Mairie de Roubaix, entérinera cette décision. La direction du centre estime donc prématuré de commenter cet arrêté ».

Pour René Vandierendonck en revanche, les choses sont claires : « Le conseil municipal de Roubaix s’est prononcé deux fois contre le travail dominical, mais a néanmoins pris en compte la présence des concurrences des villes belges et du commerce en ligne durant les heures de fermeture des commerces traditionnels. C’est pourquoi nous avons choisi d’utiliser le dispositif PUCE pour assouplir le régime auquel sont soumis McArthur et l’Usine afin de leur permettre un regain d’attractivité, deux ou trois dimanches de plus par an ». Le maire souhaite par ailleurs rassurer ceux qui voient dans cette autorisation le début d’une grande libéralisation des pratiques commerciales : « Je rappelle que McArthur et l’Usine n’ont jamais bénéficié d’exonérations de type zone franche, que ces enseignes participent à plein au dynamisme commercial de Roubaix et qu’à ce titre il est de mon devoir de les accompagner et de les soutenir. Maintenant, le cadre dans lequel elles seront autorisées à ouvrir dix dimanches par an devra être défini en accord avec la ville. Je n’ai d’ailleurs aucun doute à ce sujet car notre partenariat a toujours été exemplaire ». Il faut rappeler par ailleurs que le dispositif PUCE validé par le préfet pour les deux centres roubaisiens est valable cinq ans, dans un premier temps.

Source : www.lavoixeco.com, 04.02.2010

 

siec 12

(*) Champs obligatoires