On le croyait sombré corps et biens. Erreur ! Le projet d’un complexe commercial à la périphérie de Romorantin refait surface. Avec ses partisans et ses détracteurs convaincus !
contexte
La société Unibail a signé une promesse d’achat pour un terrain de 8,8 hectares aux Grandes-Bruyères.
Ce promoteur est le spécialiste des centres commerciaux organisés autour d’un hypermarché.
Rien ne sera dévoilé sur le contenu avant le passage en commission d’équipement commercial.
Jean-Louis Boissonneau
Coucou, le revoilou ! Le projet de centre commercial de marques à Romorantin avait suscité des prises de positions contradictoires tout au long de l’année 2004. Conduit par un promoteur dont le nom n’avait jamais été dévoilé, mais qui ne figurait pas parmi les ténors du métier, il avait fini par tomber aux oubliettes.
Ce n’était qu’une fausse sortie. L’affaire revient à l’ordre du jour. La
société Unibail a en effet signé une promesse d’achat pour un terrain de
8,8 hectares aux Grandes-Bruyères, près de la sortie de l’autoroute A85 au sud de Romorantin. Qu’est-ce que la société Unibail ? Un opérateur
immobilier (investissement et exploitation) spécialisé dans trois domaines : les immeubles de bureaux, les espaces d’exposition et de congrès, les centres commerciaux. Les références d’Unibail dans ce dernier secteur se nomment entre autres, Forum des halles (Paris), Euralille (Lille), Aéroville (aéroport Charles-de-Gaulle), Carrousel du Louvre (Paris), la Part-Dieu (Lyon), Nice-Etoile (Nice), Place d’Arc (Orléans). Dans la plupart des cas, il s’agit d’ensembles de boutiques organisées autour d’un hypermarché. Une réalisation (Marques Avenue à Coquelles, terminal Eurotunnel) témoigne toutefois d’un savoir-faire en matière de centre de marques.
Que projette Unibail à Romorantin ?
Un ensemble de boutiques haut de gamme selon certains, moyenne et entrée de gamme selon d’autres.
Une surface de vente totale de 30.000 mètres carrés pour 150 enseignes a été évoquée. Le maire de Romorantin, sans s’avancer davantage, assure que ce sera « nettement moins » et renvoie pour plus de détails à la prochaine présentation en commission départementale d’urbanisme commercial.
L’avis des spécialistes
A Troyes, « capitale du shopping », qui offre aux chalands 85.000 mètres carrés de magasins d’usines et centres de marques, les spécialistes du phénomène, élus, techniciens consulaires ou professionnels du commerce, s’accordent pour considérer qu’un tel équipement génère des retombées positives pour la ville d’accueil dès lors qu’il possède une attractivité suffisante pour réaliser l’essentiel de son chiffre d’affaires avec des clients extérieurs à la zone de chalandise traditionnelle. Dans le cas contraire, ce sont les commerçants locaux qui risquent de faire les frais de l’opération.
L’enjeu attise de nouveau les passions locales. En attendant les
décideurs, la parole est aux partisans et détracteurs !
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Source : La nouvelle république, 21 janvier 2007