STEP et village de marques : vous défendez la même position que le socialiste Jeanny Lorgeoux sur ces dossiers. Pourquoi ?
Patrice Martin-Lalande (UMP) : « Sur l’affaire STEP, il faut que les emplois demeurent à Romorantin. Il faut négocier le rachat d’une partie du site NOZ, pour que STEP puisse s’agrandir, et je suis prêt à apporter mon concours au maire de Romorantin pour les discussions avec les dirigeants de NOZ. »
Le cabinet « DML », chargé de reconvertir le site IKF-Réfral de Lamotte-Beuvron, est montré du doigt. En y implantant STEP, il “ déshabillerait Romorantin pour habiller Lamotte ”. On dit que ses dirigeants sont proches de l’UMP…
« Le cabinet DML a été mandaté par le groupe Imerys (propriétaire d’IKF, NDLR) et non par l’UMP. Ne confondons pas les sigles… Et pourquoi la ville de Romorantin a-t-elle attendu un an avant de faire quelque chose ? La direction de STEP avait indiqué dès le début de l’année 2006 qu’elle avait besoin d’un site plus grand.
Pourquoi la municipalité n’a-t-elle pas agi à ce moment-là ? Nous avons perdu plusieurs mois. »
Vous prenez position pour le village de marques projeté à Romorantin par Unibail. Serait-ce une « faute politique » de s’y opposer, comme
l’avance le maire de Romorantin ?
« Les études démontrent qu’un village de marques peut se faire en région Centre. Le pire serait qu’il s’implante à Vierzon… Une étude d’impact sérieuse devra être menée, en termes économiques et sociaux. _ Mais ce village devrait permettre de créer de l’emploi. A nous d’aider les commerces traditionnels à se préparer à son arrivée. Nous devons anticiper l’évolution du commerce. […]
Notre rôle de politique, c’est de soutenir les projets de développement de notre secteur.
Savoir si ce serait une “ faute politique ” de s’y opposer, je m’en f… La priorité est d’apporter une solution à notre problème d’emploi et de diversification de notre tissu économique.
Ce village de marques me paraît une solution. »
Source : La Nouvelle République, 28 mars 2007