Romorantin - M. Sandré : “ Le village de marques, une opportunité pour la ville ”


Profitant de l’assemblée générale de l’ARCA (1), Michel Sandré, le président des commerçants, s’est exprimé, mercredi, pour la première fois sur le village de marques. Il “ accepte ce changement ” qui apportera une clientèle “ susceptible de consommer en centre-ville ”.

Jamais assemblée générale de l’ARCA n’aura suscité autant de curiosité que celle de mercredi. Dès 19 h 30, une centaine de commerçants, de nombreux journalistes, dont ceux de la télévision, sont présents à l’hôtel de ville. Avec bien sûr une idée derrière la tête : le projet de village de marques. En présence d’Alain Courtois, le résident de la chambre de commerce et d’industrie, opposé au projet Unibail (lire la NR de mercredi), du maire Jeanny Lorgeoux et du président de Pays Claude Chanal, le débat promet d’être animé (2).

L’assistance doit patienter un peu.
La première demi-heure, Michel Sandré, le président de l’ARCA, fait durer le suspense en menant intégralement son assemblée générale (lire ci-dessous), avant de laisser place au débat. Un débat finalement très protocolaire, qui prend la forme de quatre discours successifs, sans aucun échange entre les intervenants (hormis des remerciements les uns pour les autres), ni avec les commerçants de l’assemblée.

“ J’aurai des propositions pour aider ceux qui peineraient ”

Le président est le premier à prendre la parole. « Ce village de marques apportera une offre complémentaire de roduits et une clientèle susceptible de venir consommer en centre-ville, explique-t-il, prenant ainsi position pour la première fois. C’est une formidable opportunité pour redynamiser notre ville et rendre son tissu économique attractif. » Et Michel Sandré de conclure, s’adressant aux ommerçants : « Il faudra faire évoluer vos activités… »

Le micro est à Alain Courtois.Exposant divers arguments « déjà voqués dans la presse », celui-ci évoque la « concurrence déloyale » de ces magasins, « la taxe professionnelle qui ne sera pas à la hauteur de celle de Matra », jusqu’à conclure : « J’étais contre le premier projet, je suis contre le second. Cette position est d’ailleurs validée par l’ensemble des CCI. Nous attendons néanmoins le dossier CDEC Commission départementale de l’équipement commercial) pour prendre notre décision finale. »

_Un discours critiqué par Claude Chanal qui rappelle que « les maires du pays ont voté à l’unanimité le vœu de voir s’installer le village sur le territoire », puis revient sur les intentions d’Unibail : « Ils mettent en jeu 50 millions d’euros, ce n’est pas pour les perdre ! Je ne pense pas que Marina Jestin (la directrice des magasins de marques d’Unibail, NDLR) vienne ici pour le maire de Romorantin… » « Je ne la connaissais pas ! », répond du tac-au-tac Jeanny Lorgeoux, comme pour détendre une atmosphère déjà sereine. Ses arguments une énième fois mis sur la table, le maire propose aux commerçants un « accompagnement » : « Si je me suis trompé, j’aurai des propositions pour aider ceux qui peineraient. J’y travaille, je les expliquerai le moment venu […] » Et le maire de terminer en rappelant sa « détermination » à ce que le village aboutisse.Une conclusion accueillie par une salve d’applaudissements, comme chacun des discours. Discours que, finalement, les commerçants ne commenteront que discrètement autour du verre de l’amitié.

(1) L’association romorantinaise des commerçants et artisans.
(2) Patrice Martin-Lalande était annoncé. Retardé par une réunion du bureau du pays de Grande Sologne, il n’a pu y participer.

Source : www.lanouvellerepublique.fr, Cécile LASCEVE Emmanuel VAUTIER, 23 mars 2007

 

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