« Quasi-stabilité des résultats réalisés l’an dernier pour Oxbow »

« Oxbow a réalisé en 2004 un exercice en très légère progression sur celui de l’année précédente avec, hors produits sous licence, un chiffre d’affaires de 60,27 millions d’euros, en hausse de 1,3 %. Ce faible niveau de croissance, sensiblement inférieur à celui du dernier exercice, est dû dans une large mesure au recul observé à l’étranger : si la firme de prêt-à-porter girondine progresse en Grande-Bretagne et en Espagne, elle continue de perdre du terrain en Belgique, qui constituait son principal marché extérieur et où la réorganisation de sa distribution se traduit au moins provisoirement par une baisse des ventes. Dans l’Hexagone, elles progressent de 4,3 %, ce qui représente, selon le président du directoire, Dominique de La Tournelle, 2 points de mieux que le marché général des articles de sport. Mais, comme certains de ses concurrents, la société se trouve confrontée au ralentissement du marché de la glisse, qui ne connaît plus comme naguère des taux de progression à deux chiffres.
Cette relative stagnation s’accompagne d’une quasi-stabilité du résultat d’exploitation, mais d’une hausse assez sensible du bénéfice net de 10,2 %, à 2,46 millions, due surtout à la baisse des frais financiers. Pour cette année, Oxbow, qui est contrôlé par le fonds d’investissement Argos Soditic, va s ’efforcer de développer ses ventes. En France, où ses produits sont écoulés par un millier de magasins, son dirigeant se félicite de la progression de la marque dans des enseignes porteuses comme Go Sport, Intersport ou Leclerc Sport. Mais, sans avoir les mêmes ambitions que son concurrent Quiksilver, la maison se lance aussi dans l’implantation de boutiques intégrées. Disposant déjà d’un magasin d’usine en Moselle et d’une boutique à Lyon - Part-Dieu, elle prévoit pour cette année des ouvertures à Vélizy, Nice, Bordeaux et Lille. Elle compte ainsi faire progresser sa ligne de vêtements féminins, dont la diffusion reste très inférieure à celle des collections hommes.
Dans un secteur où le rachat de Rossignol par Quiksilver marque peut être le début de grandes manoeuvres, Dominique de La Tournelle affirme n’avoir aucune cible, mais se refuse à préciser s’il a été approché par d’éventuels acheteurs. Il souligne que la société souhaite être un acteur de la recomposition de son marché, dont l’effervescence actuelle a sans doute donné du tonus au titre : l’action, dont le cours était descendu l’an dernier jusqu’à 7,05 euros, a clôturé hier à 9,23 euros, en hausse de 15,95% depuis le début de l’année. »


Source : Les Echos - 13 avril 2005

 

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