Marques avenue, à La Séguinière, a connu un lancement en douceur des cinq semaines de rabais, hier. Mais pour les magasins du côté junior, les clients ont afflué dès la première heure.
Pour le départ des soldes hier matin, les magasins d’usine de Marques avenue, à La Séguinière, ont ouvert leurs portes une demi-heure plus tôt. A 9 h 30, une petite trentaine de clients attendaient sagement devant l’entrée. Pas de consommateurs hystériques en vue.
Le premier à franchir les grilles du centre commercial, c’est Alexis. Lui et ses amis n’aiment pas particulièrement faire les boutiques, mais pour les soldes ils sont venus exprès d’Angers. « Parce que là-bas, on n’a pas ce choix ni ces prix-là ». Entre deux magasins, ils prennent le temps d’une cigarette et se posent dans les chiliennes. « On ne prend pas un congé juste pour ça, mais disons qu’on s’arrange pour ne pas bosser le premier jour des soldes, histoire d’être tranquilles », avoue Alexis, maître des soldes en toute « zénitude ».
1 h 30 d’attente aux caisses
Sans doute le calme avant la tempête. « Les premiers jours sont les plus affluents. On attend 7 000 visiteurs aujourd’hui » explique Hélène Rocher. Et en effet, le parking déborde déjà. Où sont-ils tous ? La directrice du centre commerciale indique le chemin : « Le premier jour des soldes, c’est surtout la cohue du côté enfants. »
De l’autre côté de la rue, Marques avenue junior ressemble déjà à une fourmilière. A 10 h 15, il faut déjà attendre jusqu’à 1 h 30 avant d’atteindre les caisses. Les soldes par excellence : on aperçoit des essayages furtifs entre deux rayons, quelques messieurs employés pour attendre dehors avec les sacs, des enfants plus intéressés par les jeux de plein air que par la collection d’été etc.
« C’est le jour des enfants, il y a des mamans qui ne travaillent pas aujourd’hui. Et cette année, avec la crise, beaucoup de nos clients ont attendu les soldes pour reporter leurs achats. » Autant de raisons qui amènent Françoise Alves, directrice du magasin IKKS Kids, à utiliser un talkie-walkie pour gérer cette affluence de clientèle.
Les soldes ne sont pas de tout repos pour les commerçants, qui pourtant ne ressentent « aucun stress, ou alors du bon. C’est même moins fatiguant que l’attente, comme ce mois de juin qui a été plutôt creux » selon Françoise Alves. « Là les équipes sont au complet. On a placé nos vacances avant ou après. Tout va bien », conclut-elle.
Nolwenn GUILLOU
Source : Ouest-France, 25.06.2009