Nailloux : le village de marques sort de terre

Visible depuis l’autoroute Toulouse-Andorre, à Nailloux, le village des marques prend forme. Quatre-vingts boutiques de déstockage doivent ouvrir l’été prochain.

À flanc de colline, après la pluie de ces derniers jours, les bâtiments ont toujours les pieds dans la boue. Mais presque tous sont sortis de terre et on distingue clairement le visage du futur village des marques de Nailloux, qui doit ouvrir, avec 80 boutiques, l’été prochain, au bord de l’autoroute Toulouse-Foix.

Pour éviter un effet de monotonie, les deux rues, une haute, une basse, serpentent entre les boutiques. Elles seront bordées d’arcades et d’auvents et se rejoindront sur une place centrale encore vierge. A terme, cette place sera le cœur d’un vrai village de 500 habitants. Quant au premier village des marques du Sud de la France, il ambitionne de devenir le premier site touristique de la région et de drainer jusqu’à 1,7 million de visiteurs.

30% moins cher

Le Pdg d’Advantail, l’opérateur du projet, que les élus de Nailloux ont démarché, Franck Verschelle, y croit : le marché existe, explique-t-il, car les marques ont des stocks et elles ont besoin de les écouler. « Et ce circuit, affirme-t-il, elles veulent le maîtriser. » D’où leur intérêt pour les villages de marques. « Nous leur offrons un lieu pour vendre des collections antérieures, des surplus, 30 % moins cher toute l’année », poursuit le Pdg d’Advantail.La présence de plusieurs de ces grandes enseignes (de vêtements majoritairement) est déjà assurée. S’il refuse de divulguer leur nom, Franck Verschelle l’assure. « Et quand je signe avec une enseigne, précise-t-il, c’est avec elle en direct. » Conséquence : il n’y aura pas d’indépendant ou de déballage mais bel et bien des marques.

Avec ses quatre restos, son architecture soignée, ses parkings paysagers, ses animations… le village se veut aussi un pole touristique majeur. Par force. Les magasins d’usine ont vécu : « Notre métier est devenu un métier de tourisme commercial », analyse Franck Verschelle.

Source : www.ladepeche.fr, 14.10.2010

 

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