Nom : Muret Prénom : Robert Âge : 68 ans Situation familiale : marié et père de deux garçons Situation professionnelle : retraité de la banque, il a été directeur adjoint de l’agence du Crédit Agricole de Saint-Affrique Signes particuliers : depuis 1995, il est maire de La Cavalerie et président du Syndicat intercommunal d’adduction d’eau potable (SIAEP) du Larzac qui alimente tout ou partie de quatorze communes.
L’année touche à sa fin. Où en est-on du projet de village de marques qui doit être aménagé sur le territoire de votre commune et qui a souvent défrayé la chronique ? Franchement, nous n’avons jamais été aussi près d’aboutir. Le permis de construire a été accordé et nous sommes toujours suspendus à la décision du tribunal administratif (sur des recours engagés par Lodève et des commerçants de la région contre la décision de la commission départementale d’équipement commercial, ndlr) . Il est vraiment dommage qu’en cette période difficile pour l’économie, l’administration freine un projet qui doit générer la création de 150 emplois, lesquels profiteront à l’ensemble du bassin millavois. Je constate aussi que Montpellier peut construire son Odysseum et porter un autre projet de village de marques sans que cela ne soulève de levée de boucliers à Lodève. Quoi qu’il en soit, le terrain est prêt, les réseaux sont à proximité et l’investisseur a l’intention d’ouvrir en 2011 entre trente et trente-cinq boutiques de grandes marques. Notre souci commun, c’est ça : ne pas porter atteinte au commerce local. Le terrain appartient à l’investisseur. Je reste donc très confiant.
Qu’en est-il du projet d’Intermarché qui devait ouvrir à proximité du village de marques ? Le dossier suit son cours. Là encore, le terrain appartient à l’investisseur (en l’occurrence Christian Cabiron, propriétaire, entre autres, de l’Inter de Raujolles, ndlr) . Le permis de construire a été accordé, ainsi que le permis modificatif qui a été nécessaire après que l’orientation et l’inclinaison du toit ont dû être revues par l’architecte pour l’incorporation des panneaux photovoltaïques. Tout ça a entraîné un peu de retard, mais l’architecte des Bâtiments de France a donné son aval, et le porteur de projet pense pouvoir ouvrir son magasin avec station-service et station de lavage en 2011, ce qui doit générer la création d’une quinzaine d’emplois.
Même si ces projets mettent du temps à sortir de terre, les zones d’activités situées à La Cavalerie continuent de se développer. C’est quoi, votre secret ? Nous avons certes subi, il y a un peu plus d’un an, la liquidation judiciaire de Kairos Industrie, mais sur cette même zone départementale, l’entreprise Décembre est en train de doubler son outil de production, même chose pour Tryba (l’entreprise Fenêtres Indus trie Aveyron, ndlr) et je crois savoir que Louisiane se porte bien. Quant à la zone d’activités Millau-Sud, il ne se passe pas une semaine sans qu’il y ait des demandes. Technisol, fabricant de chapes fluides, est sur le point de s’installer, ainsi qu’une entreprise spécialisée dans le photovoltaïque et les énergies renouvelables. Si les entreprises s’installent ici, ce n’est pas pour les beaux yeux du maire de La Cavalerie. Les hommes dirigent un peu, mais la géographie les aide beaucoup. Il y a près de 600 salariés à La Cavalerie. Tous ne sont pas d’ici, c’est toute la région qui en profite.
Le prix du foncier doit être intéressant aussi, non ? Nous n’avons jamais rien caché. Un groupe gestionnaire de maisons de retraite de Montpellier est venu construire un établissement de 60 lits à La Cavalerie parce que nous lui avons proposé le m 2 à 100 F, contre 2 500 F à Montpellier. Mais le conseil général nous a refusé l’agrément. Du coup, on a dû transformer la maison de retraite en 74 logements. Et le prix du foncier a un peu augmenté.
Recueilli par Hugues CAYRADE
Source : www.midilibre.com, 30.11.2009