LE SECRET a été soigneusement gardé pendant des mois. Le nom des enseignes du centre commercial Marques Avenue, qui va ouvrir ses portes au public mercredi, a été dévoilé hier. Elles seront au total 110, réparties sur plus de 12 300 m 2 , dans les domaines de la mode femme, hommes, enfants, sport, maison et décoration, chaussures et maroquinerie.
Les survêtements Nike côtoieront la lingerie fine d’Aubade, entre les cafetières de Krups, les aspirateurs Rowenta et les chaussures Clarks. « Nous avons eu plus de demandes que de place disponible, assure Alain Salzman, fondateur de Marques Avenue. Le choix a été difficile. »
Pour faire partie des heureux élus, il y a deux solutions : être une marque mondialement reconnue et indéboulonnable dans son secteur, genre Quicksilver ou Tefal, ou être à la mode. « Nous accueillons Puma, poursuit le PDG. Il y a quinze ans, quand nous avons ouvert notre premier magasin, c’était impensable. » Même exemple avec le Coq Sportif, sponsor historique de Yannick Noah, redevenu tendance.
Autre spécificité des lieux, il vaut mieux vendre des chemises que des couteaux de cuisine pour s’implanter. Les boutiques vestimentaires, « plus rentables », selon Alain Salzman, représentent 80 % de Marques Avenue à Corbeil.
Deux solutions pour être choisi : être une marque mondialement reconnue, ou être à la mode
Il reste ensuite aux marques retenues de réussir à se faire une place au soleil. Quand on s’appelle Nike, il est plus facile d’imposer ses exigences en termes de surface de vente. « C’est certain que des enseignes sont plus gourmandes en espace que d’autres. Il est difficile de leur refuser », précise Alain Salzman. Conséquence, le nombre de boutique prévu dans le projet initial a dû être revu à la baisse.
Cette forte sélection a des raisons économiques. S’implanter dans un centre de marques est presque l’assurance de faire de bonnes affaires. Alors que le pouvoir d’achat est en baisse (- 0,4 point en un an selon le ministère de l’Economie), le chiffre d’affaires de ces magasins d’usine ne faiblit pas. Une bonne santé qui se paye.
« Le loyer était de 110 € par mètre carré quand le centre s’appelait encore Art-de-Vivre. Il est passé à 200 € », annonce-t-on chez CB Richard Ellis Investors, société chargée du chantier de restructuration.
Source : Le Parisien, 18.10.2008