Marc Vaquier : « Oui, le centre de marques sera favorable au développement local ! »

Pédégé de MAB Development France SA, le nouvel investisseur du Village des Alpes, Marc Vaquier a accepté, suite à la victoire remportée mercredi en CNAC, de répondre à quelques questions.

Marc Vaquier, un premier sentiment après cette victoire qu’on n’espérait plus en commission nationale ? J’en suis très satisfait, c’est une étape importante qui vient d’être franchie.

Quel est selon vous le point fort du dossier que vous avez présenté ? Le point fort, c’est son impact vital en terme d’aménagement du territoire pour le bassin bellegardien et la proche région. S’il peut effectivement y avoir des incidences discutables dans un périmètre au-delà d’une heure et demie de route, jusqu’à 20 minutes il ne peut y avoir que des retombées positives que tout le monde a défendues, y compris les élus gessiens. Si la Haute-Savoie n’est pas ravie, je peux le comprendre, dans ce genre d’affaire, il y a toujours des jalousies : on préférerait avoir chez soi ce qu’on ne veut pas chez les autres...

Maintenant que le projet est autorisé, comment va se dérouler la suite des événements ? Nous allons déposer un permis de construire d’ici la fin de l’année 2010. Il va ensuite falloir un an à un an et demi d’instruction, et, si tout va bien, le chantier pourra démarrer à la mi-2012, pour 15 à 18 mois de travaux.

A combien se monte l’investissement du projet ? Entre 70 et 80 millions d’euros.

Que peut-on espérer de l’activité induite en sus des emplois directs du village ? C’est du même ordre, à l’envers, que quand l’Etat supprime un caserne dans un coin de France où il n’y a pas grand chose d’autre pour faire vivre le pays : pour un soldat enlevé, on compte trois emplois supprimés. Là, avec un emploi amené, c’est trois qui sont créés indirectement, dans les commerces, la fonction publique, les services. Ainsi, avec 350 emplois équivalents temps plein, et sans compter les 150 temps partiel, on estime à plus de 1 000 le nombre total d’emplois suscités.

Selon vous, ce regain d’activité économique va-t-il attirer du monde à Bellegarde, d’autres investisseurs par exemple ? Ce sera indiscutablement incitatif : Bellegarde va redevenir une ville identifiée dans la paysage économique, au lieu de ne faire parler d’elle qu’à travers la destruction d’emplois...

On peut imaginer que des liens se sont créés entre vous et les élus bellegardiens au cours de cette aventure... Le soutien des élus locaux est indispensable dans ce type de projet. J’ai rarement rencontré Michel De Souza, Patrick Perréard ou Régis Petit les uns sans les autres. Le conseiller général Guy Larmanjat, comme le député Etienne Blanc et et le président sénateur Mazuir ont ardemment soutenu le projet. Sans cette mobilisation active et sincère, nous n’aurions jamais réussi.

Craignez-vous que des recours puissent ralentir la réalisation du village des Alpes ? Toute autorisation administrative peut être sujette à un recours. Mais encore faut-il que ce dernier soit recevable.

Vous verra-t-on bientôt à Bellegarde ? Je suis déjà souvent venu à Bellegarde. J’étais même là le 21 mai pour l’inauguration de la gare. Je n’étais pas venu pour cela, vous vous en doutez bien, mais pour finaliser le passage tout proche du dossier en CNAC. Alors j’ai profité de l’occasion et de l’invitation de Régis Petit pour ce grand événement. Dans ce métier, vous savez, il faut apprendre à judicieusement conjuguer communication et discrétion... Pour le verdict de la CNAC, nous avons su tout de suite que c’était bon. Mais il nous était impossible de rien dire avant la communication officielle. Nous avons respectés nos engagements...

Entretien réalisé par GILLES MOINE

Source : www.latribunerepublicaine.fr, 03.06.2010

 

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