Déjà convaincue du danger que représente pour elle le projet de Village des marques à Romorantin, la fédération des unions commerciales d’Indre-et-Loire (39 unions adhérentes, et une activité en sommeil à Amboise et à Saint-Cyr-sur-Loire) a tenu son assemblée générale hier à Bléré, soit à trente minutes de la capitale solognote.
Avec 18.000 m2 de vente sur un terrain de 88.000 m2, 79 enseignes dont des marques connues, ce projet inquiète la fédération qui a demandé au secrétaire d’État chargé des Entreprises et du Commerce extérieur, Hervé Novelli, d’intervenir. Il leur a promis de s’adresser au préfet du Loir-et-Cher pour lui demander de faire appel du feu vert de la Commission départementale d’équipement commercial (CDEC) auprès de la Commission nationale d’équipement commercial (CNEC). « La fédération vient d’adhérer à un collectif national engagé contre ces magasins d’usine qui attirent jusqu’à 200 km à la ronde. Si celui de Romorantin ouvre, les grandes villes comme Tours et Orléans le sentiront, mais aussi, dans une moindre mesure, les plus petites villes », insiste Josée Le Bihan-Kats, présidente de la fédération. Elle reste aussi très vigilante sur la situation à Mer (Loir-et-Cher) où la CNEC a été saisie, mais cette fois-ci pour faire appel du refus en CDEC d’un projet de 3.500 m2. « Cette politique d’essaimage des promoteurs devient dangereuse car ils cherchent aussi à multiplier des petites zones un peu partout. Il court ces temps-ci une rumeur sur un projet à Neuillé-Pont-Pierre. Ce n’est qu’une rumeur, mais qui montre ces volontés d’installation. » La fédération a aussi présenté hier à ses adhérents le site mis au point par la chambre de commerce et d’industrie (*) qui recense aujourd’hui un peu moins de 9.500 noms de sociétés dans son annuaire virtuel (gratuit). Deux options payantes, l’une pour 180 € par an et l’autre plus complète pour 360 €, permettent aux commerçants d’être plus valorisés sur ce site. 124 ont déjà fait le pas. Ils savent que la vente en ligne explose.
(*) www.achat-Touraine.com
Source : La Nouvelle République, 29.01.2009