"Les magasins d’usine troyens pour l’ouverture dominicale"

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A l’heure ou des projets de centres de marques textiles fleurissent partout en France, les opérateurs troyens veulent garder leur rang de leader national avec plus de 85000m² de magasins d’usines et une diversité de marques sans égal.
"si on investit en inaugurant début avril l’extension du centre, c’est parce qu’on croit toujours à Troyes. Cela dit, il faudrait aussi qu’on nous aide à maintenir un leadership troyen de plus en plus concurrencé" analyse Geoffrey Nidd, directeur de McArthurglen Troyes.
Ce dernier a accueilli recémment le Préfet de l’Aube, Nacer Meddah, venu se rendre compte sur place de cette spécificité auboise que sont les centres de marques. Une occasion sans doute de rappeler quelques revendications qui redeviennent d’actualité à l’heure ou des distorsions apparaissent.
Des différences mises en lumière au travers de la montée en puissance de concurrents grignotant une clientèle parisienne, cible privilégiée des magasins troyens. Ces magasins, comme d’autres en France, viennent en outre d’obtenir des dérogations pour l’ouverture du dimanche.
Autre avantage concurrentiel pour certains, le double étiquetage, c’est à dire la possibilité de faire figurer deux étiquettes, l’une indiquant le prix généralement pratiqué en boutique, et l’autre celui de vente dans le magasin d’usine.

Entre 3 et 4 millions de visiteurs Dans l’Aube, la pratique n’est pas autorisée. Pourtant double étiquetage et ouverture dominicale seraient deux atouts supplémentaires pour des centres qui attirent dans l’Aube entre 3 et 4 millions de visiteurs par an.
"C’est évident que l’attractivité a évolué. Nous avons toujours connu un développement de nos activités. Je suis bien placé pour avoir été parmi les premiers à me lancer dans l’aventure, il y a vingt ans. Mais il me semble qu’il y a aujourd’hui un risque de stagnation et il faut trouver le moyen de relancer la machine" note Michel François, président d’un groupement d’indépendants réunissant une trentaine de boutiques sous la banière Marques City.
Pour Alain Salzmann, l’autre grand opérateur troyen avec Marques Avenue, le risque est limitée, d’autant qu’avec 85000m² de surface de vente, l’offre troyenne est de loin la plus importante en France. Mais il ne faut pas se reposer sur ses lauriers : "Nous sommes reconnus parce que nous proposons des marques à prix réduits, ce qui contribue à accroitre la fréquentation pendant les soldes. Maintenant, si on nous donnait la possibilité de pratiquer à Troyes, comme cela se fait déjà ailleurs, un double étiquetage indiquant le prix généralement constaté en boutique et celui pratiqué en magasin d’usine, les choses seraient plus claires pour nos clients qui étaleraient leur venue tout au long de l’année" analyse-t-il.

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Source : Les Petites Affiches Matot Braine, Laurent Locurcio, 26 mars au 2 avril 2007, n°7178

 

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