"Si un cinquième des marchandises fabriquées et distribuées dans les magasins européens finissent en invendus - en plus des soldes-, le problème mérite quelque attention.
En dépit de tout, meilleure connaissance de la demande, meilleure réactivté, meilleure organisation, le flot des invendus n’est pas près de tarir. Il semblerait qu’il ait meme tendance à grossir, pour de nombreuses raisons : développement des fabrications lointaines et à risques, multiplication des collections dans l’année et zapping perpétuels de consommateurs peu prévisibles et adeptes de l’achat malin.
Rongeurs de marge, porteurs de risques comemrciaux et pour l’image de marque, casse-tête logistique, les invendus ne seraient plus un résidu mais un vrai enjeu stratégique.
C’est ce sur quoi ont semblé d’accord des professionnels d’importance réunis en conférence, sur ce sujet sensible et souvent caché, par une jeune association professionnelle, Euromed textile.
Internet a rendu beucoup plus visible l’existence d’un véritable marché secondaire pour ces invendus.
Mais ne l’a pas rendu plus clair pour autant, notamment quant à la fixation des prix.
Des acteurs du marché souhaitent donc qu’un observatoire lève le voile. "Il aurait du travail."
"L’inévitable effet d’une mode qui tourne toujours plus vite.
Multiplier les collections dans l’année pour stimuler l’intéret de la consommatrice - comme tendent à le faire les grandes enseignes de mode-, c’est aussi multiplier les invendus. Ces derniers ont donc été considérés pendant longtemps comme un mal nécéssaire.
Mais face au flot croissant des invendus, certaines entreprises adoptent une nouvelle politique : elles intègrent le phénomène dans la gestion de la chaine complète de distribution.
Et l’invendu devient alors une nouvelle source de valeur, voire un moyen de s’implanter sur de nouveaux marchés."
"Des entreprises apprennent à valoriser leurs stocks de produits résiduels.
En moyenne, les invendus représentent 20% du marché total de l’habillement. Ce pourentage, estimé par l’institut Eurostaf dans une étude de 2004 englobe le chiffre d’affaire réalisé pendant les soldes, aisni que les reendus issus des différents canaux de destaockage (magasins d’usine, solderies, soldes privés).
La gestion de ces stocks d’invendus est dévenue pour bon nombre d’enseignes et de amrques, un véritable enjeu stratégique, qui n’est toujours pas bien pris en compte.
Cette observation a été faite par la plupart des intervenants lors d’une conférence sur le thème "valorisation des stocks obsolescents et invendus" qui a été organisée en juin dernier par l’association professionnelle Euormed textile et l’Institut de gestion de Paris 12. Ce porucentage d’invendus n’est sans doute pas près de baissr, dans un contexte économique marqué par une surproduction mondiale de textile. _ Le phénomène est en outre amplifié par les délocalisations. _ L’éloignement géographique avec les fabricants ne permet plus de stopper à temps des rpoductions d’articles qui ne se vendent pas.
"Les enseignes qui gèrent très bien leurs invendus sont celles qui fabriquent à 80% en Europe, a ainsi fait remarquer Paolo Damanbti, responsable de la logistique chez Pimkie.
Le métier de soldeur doit etre intégré dans la chaine complète de distribution.
Quand la mode tourne de plus en plus vite, il faut libérer de la place. Aujourd’hui, on peut valoriser un invendu pour amortir les frais de distribution, et en plus vite on les vend, plus vite on récupéère son investissent (...)"
"Les invendus pèsent un cinquième de l’offre.
"Mais pourquoi les détaillants achètent-ils trop de marchandises ? Pourquoi les fabriquants fabriquent-ils trop ?" , s’est demandé Renaat Soenens, représentant de l’european association of fashion retailers (Aedt, association européenne des détaillants textiles), lors de la conférence d’Euromed textile sur les invendus ’les causes sont multiples" a-t’il affirmé, citant notamment les phénomènes de mode qui poussent à proposer une large gamme de vetements aux consommateurs à le recherche d’une taille, d’une couleur, d’un style, et la pression de plus en plus forte du consommateur, qui cherche à acheter à des prix bon marché et concentre ses achats sur les périodes de soldes.
Selon une enquete mené par l’organisme, 25% des amrchandises seraient vendus au cours du premier mois et au prix normal. La plus grosse partie est vendue moins cher et pendant les soldes, et 20% se retrouvent dans le stock des invendus "il est impératifs d’éméliorer l’effecacité, d’éviter le gaspillage", estime Renaat Soenens, qui n’entrevoit pas de "solution unique" mais préconise une coopération plus étroite entre multimarques et fournisseurs et une reprise des invendus par ces derniers, meme au risque d’entrainer une réduction de la marge commerciale. "il faut que les mentalités changent dans ces rapports entre détaillants et fabriquants.
Il n’y a pas d’alternative, sauf celle de fermer boutique".
"Vers un observatoire des invendus"
"Les nouvelles technologies et la coopération peuvent aider à gérer les invendus"
Tout l’article (pdf)
LJDT, 17 juillet, page3
LJDT, 17 juillet, page4
Source : Le journal du textile, Catherine Petit, 17 juillet 2006