Le dossier du Village de marques prend l’eau et c’est tout le bassin bellegardien qui boit la tasse.
Ce mercredi matin, beaucoup ont appris que la veille, à Bourg, l’histoire du Village des Alpes s’était répétée. Comme en 2007, la Commission départementale d’aménagement commercial n’a pas autorisé sa création. Pourtant, le projet était revu et corrigé, pourtant, l’investisseur avait changé, pourtant la commission n’était pas tout à fait identique à la précédente. Alors pourquoi le verdict, lui, a été le même ?
C’est la question que se posaient de nombreux Bellegardiens, ce mercredi. Eux à qui les élus avaient promis que, cette fois-ci, ce serait la bonne. Eux qui, depuis le début, ont toujours soutenu ce projet. Mais la question avait du mal à trouver réponse convenable à leurs yeux.
Entre incompréhension, écœurement, déception et lassitude, face à un feuilleton dont le scénario ne connaît que trop peu de rebondissements, les habitants de Bellegarde avaient donc, hier, un goût amer dans la bouche, comme un lendemain de fête qui déchante.
Mais le Bellegardien n’est pas du genre à se laisser abattre. Et s’il est déçu, il est aussi en colère.
Certains en veulent, aujourd’hui, aux élus qui ont défendu le projet, qui ont promis et qui se sont pris les pieds dans le tapis. Certains en veulent au "voisin", Oyonnax, qui a finalement refusé de soutenir le projet. Beaucoup en veulent à Annecy, Lyon, Lons-le-Saunier ou Bourg-en-Bresse, ces grandes villes qui ont dit "non", elles qui ont déjà tout et qui refusent que Bellegarde ait sa chance. Les Bellegardiens sont nombreux à penser qu’ils sont encore les laissés pour compte du département, et tout aussi nombreux à estimer que cela a assez duré.
Source : www.ledauphine.com, 21.01.2010