"Lordson est mort, vive Lordson international ! pourraient s’exclamer les nostalgiques de l’industrie de l’habillement en voyant l’entreprise de Saint-Marcel reprendre du service. Cette relance se concrétisera en effet le 20 février : une petite lueur d’espoir après la spirale infernale qui a englouti les derniers bastions de la confection argentonnaise. Suite à la mise en liquidation judicaire de la société Tanel et de sa filiale, l’usine et la marque Lordson avaient été rachetées par Guy Vion, un professionnel désireux de relancer le site. Il s’est attelé à la tâche en compagnie de son associé Marcel Menis. Les interminables et usantes démarches administratives qui ont retardé l’opération d’autant sont enfin terminées et les voilà enfin à pied d’oeuvre. Ils comptent repartir dans l’immédiat avec six salariés, puis embaucher quatre autres personnes à moyen terme. « Nous visons vraiment le haut de gamme en produisant de très belles chemises, expliquent les confectionneurs. Dans la mesure où nous possédons un outil de création extraordinaire et du personnel compétent, nous allons proposer du sur-mesure. C’est le virage qu’il fallait prendre. » La relance du magasin d’usine En ajoutant le terme international à la marque, les repreneurs de Lordson affichent clairement leur intention : sortir du Berry et même exporter. « Nous avons le matériel adapté, le savoir-faire et il y a un marché, insiste Guy Vion qui ne veut pas pour autant délaisser la clientèle locale. Notre magasin d’usine va lui aussi repartir dès le 18 février puisque nous disposons d’un stock de dix mille chemises, qui seront commercialisées à des prix très compétitifs. Une vente exceptionnelle est d’ailleurs prévue du 3 au 12 mars. » Par la suite, l’entreprise de confection entend également proposer d’autres produits, issus de la confection française, à côté des chemises made in Saint-Marcel. Le projet se concrétisera avant l’été, mais d’ici là Guy Vion envisage d’autres possibilités pour renforcer l’attractivité d’un site bien situé et qui ne méritait pas de perdre sa vocation première."
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest, 11 février 2006