Tous les trois ans, l’histoire se répète. Au moment de l’ouverture, en décembre 2003, du centre commercial l’Usine Côte d’Opale, ex-Marques Avenue, les enseignes ont signé des baux d’une durée de neuf ans.
Avec des options de renouvellements triennales. En cette fin d’année, une quarantaine de boutiques ont donc la possibilité de quitter le centre. « Heureusement, toutes ne le feront pas » explique Marie Leber, directrice de l’Usine.
Desigual, une première dans le Nord
En 2006, une dizaine de magasins avaient fermé leurs portes. « Et une dizaine sont arrivés dans l’année 2007 » répond la directrice. Certaines vont-elles fermer leurs portes à la fin de l’année ? Combien ? « Il y a des négociations en cours » note Marie Leber. Elle ajoute : « je n’entrerai pas dans le jeu du "qui s’en va, qui reste". Je n’ai pas de boule de cristal. A l’heure actuelle, il n’y a rien d’officiel. Et tant que les enseignes n’ont pas informé leur personnel... C’est une situation que l’on retrouvera en 2012 » Selon nos informations Puma ne devrait pas aller au-delà de 2009. « L’enseigne a une nouvelle stratégie qui n’est plus d’avoir des magasins en nom propre » souligne-t-elle encore. Une de perdue certes mais déjà... une arrivée : Desigual. L’enseigne espagnole, spécialisée dans le prêt-à-porter masculin et féminin, s’installe pour la première fois dans un centre de magasins d’usine. « C’est aussi leur première implantation dans le Nord-Pas-de-Calais. Elle s’installera sur 350 m² », lance Marie Leber. Quant aux incertitudes qui planent au-dessus de la brasserie, la directrice consent « qu’elle a des difficultés. Des négociations sont en cours avec le bailleur. Nous souhaitons la conserver, il est indispensable de garder une offre de restauration dans le centre ». Marie Leber enchaîne : « Les départs d’enseignes font partie de la vie du centre. Cela nous permet aussi de s’ajuster aux demandes de la clientèle. Depuis l’ouverture, les envies de la clientèle évoluent, à nous de revoir le mix ». La crise n’entache pas l’activité de l’usine Côte d’Opale. La directrice avance une augmentation de 7 % de fréquentation en septembre 2009 par rapport à 2008. Et un reciblage de la clientèle vers la population du triangle Calais-Boulogne-Dunkerque. « L’exemple de Desigual est intéressant. Avec ce qu’on appelle la crise, beaucoup de marques auront du stock à écouler. On peut donc voir fleurir des enseignes qui n’étaient pas présentes dans des magasins d’usine », souligne-t-elle encore. L’heure n’est donc pas au pessimisme du côté de la direction de l’Usine Côte d’Opale : « surtout que d’ici la fin de l’année, nous aurons en octobre les soldes flottants puis les festivités de Noël », termine Marie Leber.
E.D.
Source : Nord Littoral, 13.10.2009