François Baroin : "les magasins d’usine constituent une force pour Troyes "

Un projet d’installation de Marques Avenue est en cours d’études à Beaune. Est-ce une menace pour les autres commerçants ?

A Troyes, il y a eu des débats très denses et très tendus entre le commerce de proximité en centre-ville et le développement de ces grandes surfaces à vocation non alimentaire. A Troyes, c’est un peu particulier, parce qu’on est la capitale historique de la bonneterie et de la maille. On a une histoire. Et quand il y a une histoire industrielle, il y a une capacité de développement de ces zones économiques. Ça s’est fait, non sans difficultés. Mais on est aujourd’hui arrivé à un équilibre. Les magasins d’usine constituent une force pour Troyes puisque ça fait venir plus de trois millions de personnes chaque année. Il y a aussi des retombées touristiques. Ça veut dire que tous les acteurs doivent se mobiliser pour que ce qui peut apparaître comme une menace en ressorte au final comme une force.

- Vous restez toujours sceptique sur le travail dominical ? Oui, mais pour des raisons de zones d’impact. Puisque le texte qui nous a été proposé était de dire « on va ouvrir dans les grandes métropoles » comme Lille, Paris, Marseille ou Lyon. Mais si on ouvre à Paris, forcément les magasins d’usine, chez moi, seront concernés. Et tous les efforts qu’on a produits pour les commerces du centre-ville depuis 15 ans risquent de disparaître en l’espace de quelques mois. Et je ne veux pas d’un centre-ville qui se résume à des points télécom, à des agences bancaires. Une ville qui n’a plus de centre, c’est une ville qui dépérit. Et ce n’est pas ce qu’attendent les gens. Il faut évidemment être très prudent. Et l’idée du compromis tel qu’il a été acté à la fin de l’année me convenait bien. On a cinq dimanches aujourd’hui. Passer à huit dimanches sous contrôle du maire est quelque chose de beaucoup plus raisonnable.

Source : www.bienpublic.com, 29.03.2009 (extrait)

 

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