Coudémaille ouvrira un magasin d’usine à Vitré

Après trois plans de licenciements, un rachat il y a un an... Coudémaille renoue avec les projets : l’ouverture de cinq nouveaux magasins dans l’Ouest et un magasin d’usine à Vitré.

Entretien avec Michel Péault, patron du groupe Publi-Impress

à La Séguinière (Maine-et-Loire) et depuis le 14 mai 2008 repreneur

de la société Coudémaille à Vitré.

Pourquoi ouvrir un magasin d’usine à Vitré ? La marque Coudémail a une forte notoriété. Dans le grand Ouest mais surtout à Vitré. Chaque année, lors des ventes d’usine, on le voit avec une clientèle fidèle et importante. Je souhaite aller plus loin, installer davantage encore la marque à Vitré. J’ai l’intention de créer un magasin d’usine dans le centre-ville.

Le lieu est encore à trouver. Tout dépendra des opportunités. Ce sera de toute façon dans le centre-ville. La société Coudémaille reste attachée à son réseau de boutiques de centre-ville.

Depuis le rachat de la société vitréenne, il y a un an, qu’est-ce qui a changé ? Depuis le 18 mai 2008, nous avons travaillé à une réorganisation interne. Nous avons repositionné l’activité de la société autour de la marque Coudémail, distribuée dans le réseau de nos magasins en conservant la marque Terre de marins distribuée dans la grande distribution.

Depuis le mois de septembre, nous avons refait 31 magasins, du sol au plafond, en développant un nouveau concept. Nous avons formé les vendeuses. Nous avons ouvert un nouveau magasin à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et nous allons ouvrir cinq magasins cet automne : à Challans (Vendée), Agen (Lot-et-Garonne), Poitiers (Vienne), Niort (Deux-Sèvres) et Cholet (Maine-et-Loire). Nous avions 38 magasins il y a un an. Mon objectif est d’arriver à cinquante points de vente le plus vite possible pour asseoir notre surface de vente.

Toujours fidèle au centre-ville ? Toujours. C’est une question de notoriété pour la marque Coudémail. Cette marque jouit d’une forte notoriété dans le tricot. C’est la base qualitative, historique sur laquelle nous voulons nous appuyer.

Quelle clientèle ? Nous nous sommes recentrés sur le coeur d’activité de Coudémaille : la layette, le cadeau de la naissance à 10 ans. Nous voulons jouer à fond la carte du cadeau naissance. Notre métier, c’est habiller le bébé et l’enfant. Il faut que ce soit un jeu et pas un exercice. Car, chez Coudémaille, on n’apporte pas que de l’esthétique.

Resterez-vous à Vitré ? Sincèrement, un an après la reprise, je ne remets pas en cause notre implantation à Vitré. Nous venons de vendre l’usine à la ville mais nous conservons les bureaux et la logistique à Beauvais. Le cadre est très agréable. Entre La Séguinière (Maine-et-Loire) et Vitré, il n’y a rien de gênant sur le plan organisationnel. J’ajoute que nous avons procédé à des recrutements pour étoffer nos compétences à Vitré. Notamment en terme de création.

Êtes-vous frappés par la crise ? En période de crise, le consommateur fait des choix. L’expérience des crises passées me permet de dire aujourd’hui qu’une entreprise ne progresse que quand elle est bien positionnée. Nous repositionnons Coudémaille. Alors je reste prudent mais je suis confiant. Coudémaille a réalisé un chiffre d’affaires de 6,4 millions d’euros en 2008, elle peut espérer faire 6,9 millions d’euros en 2009.

Recueilli par Bertrand BONENFANT.

Source : Ouest-France, 09.06.2009

 

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