C’EST AUJOURD’HUI, à 15 heures précises, que les premiers clients sont attendus dans le centre commercial Marques Avenue de Corbeil-Essonnes. Une ouverture discrète et sans campagne publicitaire. « Nous sommes confiants », expliquait la semaine dernière, lors d’une conférence, son président Alain Salzman. Il table sur des objectifs très élevés en termes de chiffre d’affaires et de visiteurs, qui risquent de bouleverser le commerce et la circulation dans le secteur.
Un investissement important Vingt-cinq millions d’euros ont été investis pour transformer l’ancien centre commercial Art de Vivre en Marques Avenue. L’attente est importante de la part des gestionnaires. Ils tablent sur un chiffre d’affaires de 42 millions d’euros dès la première année. Avec huit sites en France, l’enseigne réalise actuellement un chiffre d’affaires de 330 millions d’euros. « Nous voulons faire du centre de Corbeil-Essonnes notre numéro un en France », lance Alain Salzman.
Des visiteurs venus du nord de l’Europe Pour rentabiliser un tel site, Marques Avenue compte capter 1,6 million de visiteurs par an. Situé entre l’A 6 et la N 104, il rayonne sur un bassin de 2,5 millions de clients potentiels, à seulement trente minutes de voiture. « Nous voulons détourner les Franciliens qui vont actuellement jusqu’à nos centres de Troyes. Nous comptons aussi faire venir les touristes venus du nord de l’Europe qui traverse la France pour aller dans le Sud », annonce-t-on à Marques Avenue.
La concurrence attend de voir « Cela va nous prendre quelques clients, concède Laurent Benassaia, le président de l’Union des commerçants et artisans de Corbeil. A Marques Avenue, les collections datent de l’année passée. Certains préféreront toujours avoir le dernier habit sorti. Nous espérons aussi que des visiteurs passeront dans le centre-ville pour se restaurer. » Au centre commercial Evry 2, la prudence est de mise. « Nous n’avons pas étudié la perte potentielle de clients, explique Franck Dubreuil, le président de l’Association de commerçants du centre. Au contraire, avec cette ouverture, nous espérons que plus de Parisiens viendront faire leurs courses en Essonne. »
Source : Le Parisien, 22.10.2008.