"Au bord de l’A 10, le projet « Château des Marques » compte attirer une partie des 35.000 véhicules qui transitent en moyenne chaque jour sur cet axe majeur. C’est sans surprise que le projet de centre de marques à Mer a été rejeté par la Commission départementale d’équipement commercial du Loir-et-Cher. Les promoteurs vont faire appel." "Ce vote est regrettable. Les opposants ne se sont pas prononcés en considérant notre projet mais en fonction de pressions, vraies ou imaginaires... Nous allons immédiatement former un recours auprès de la commission nationale. Au moins, cette fois-ci, que notre dossier sera examiné sans passions. » Déçus, Azzaidine Addessi et Bello Nefatti. Leur projet de village de marques à Mer n’a pas obtenu le feu vert de la Commission départementale d’équipement commercial (CDEC). Déçus mais pas surpris. « Nous nous attendions à ce résultat. Pour que la CDEC rende un avis favorable, il faut quatre voix pour, sur un total de six votants. Or, la chambre de commerce et d’industrie (CCI), la chambre de métiers et la communauté d’agglomération de Blois Agglopolys avaient annoncé qu’ils voteraient contre. Corporatisme ou opportunisme ? Les deux entrepreneurs blésois ne s’avouent pas vaincus pour autant. Ce vote est le reflet d’un manque de courage politique. Nous savons pertinemment qu’un jour ou l’autre, il y aura un centre de marques en Loir-et-Cher. Toutes le conditions économiques sont réunies. Et nous sommes persuadés que notre projet est le bon. Sa taille est raisonnable, une vingtaine de boutiques seulement, ce qui nous permet de sélectionner des enseignes de qualité et qui ne seront pas en concurrence frontale avec ce qui existe déjà à Blois. Son emplacement est extraordinaire, au bord de l’A 10 et visible depuis celle-ci. Il y passe 35.000 véhicules par jour et c’est cette clientèle-là, avant tout, que nous souhaitons attirer ! Par corporatisme ou par opportunisme électoral, les décideurs de ce département n’ont pas choisi de nous soutenir. Et pourtant, tous les services de l’État qui ont eu à rendre un avis sur notre dossier y ont été favorables. C’est ce qui nous rend sereins pour le recours que nous allons former devant la Commission nationale d’équipement commercial (CNEC). La décision de la CNEC ne sera pas connue avant six mois au plus tôt. Mais il faudra aussi compter avec le projet soutenu par Unibail, le leader du secteur, à Romorantin. Avec 18.000 m² et plusieurs dizaines de boutiques, le concurrent est sérieux. Et il n’y aura pas de place pour deux..."
(Source : La Nouvelle république 30 juillet 2007)