Ils ont fait ce qu’il fallait, les élus locaux. Hier matin, cinq d’entre eux sont allés défendre une nouvelle fois le dossier du Village de marques à Paris. Les dés sont jetés. À présent, le sort du Village des Alpes est entre les mains de la Cnac (Commission nationale d’aménagement commercial). Le projet de cette aire de magasins d’usines promet de réinjecter environ 400 emplois dans le bassin. Depuis hier matin, les élus sont suspendus à la réponse officielle de ladite commission. Tel un jugement qui tarderait à être rendu. Le verdict pourrait bien tomber ce matin. Et même si « la confiance règne », les gifles reçues dans le passé n’autorisent pas aujourd’hui le péché d’orgueil... Hier, les élus, même contents de leur prestation au sommet, se montraient prudents. Lors du vote du projet en janvier dernier, il manquait cette fameuse voix qui a fait toute la différence. Le non l’avait emporté. Mais les élus de Bellegarde et du pays de Gex n’ont pas flanché. Ce projet, ils l’ont redessiné, repensé, réenvisagé, remanié. Et aussi largement revu à la baisse. « On a réduit le périmètre de 30 %. Le projet peut paraître moins « inquiétant » maintenant. On s’est également calqué sur les lois actuelles environnementales, notamment en terme d’insertion paysagère », indique Michel de Souza, le président de la communauté de communes. Avec Régis Petit (maire de Bellegarde), Patrick Perréard (maire de Châtillon-en-Michaille, la commune qui accueillerait le Village), Étienne Blanc (député de l’Ain) et Rachel Mazuir (président du conseil général), ils ont parlé à cinq d’une seule voix. Ils attendent maintenant, que d’une minute à l’autre, le projet soit remis sur les voies.
Catherine Mellier
Source : www.leprogres.fr, 27.05.2010