Jeanny Lorgeoux répond au président de la CCI. Avec d’autant plus de quiétude, qu’une réunion se tenait hier matin à Paris avec les initiateurs du projet.
A serein, serein et demi. Alors qu’Alain Courtois, le président de la CCI conseillait hier dans nos colonnes au collectif anti-Carré des marques de ne pas faire appel, persuadé que le projet commercial n’irait pas à son terme, Jeanny Lorgeoux a pris le temps de lui répondre avec une quiétude impressionnante.
“ Aujourd’hui on recruterait 250 personnes ”
Hasard du calendrier, le maire de Romorantin était hier matin à Paris, pour une réunion de travail avec les porteurs du projet. Probablement le conseil d’ami donné par Alain Courtois au collectif de commerçants fut-il d’ailleurs évoqué, car d’entrée de jeu, l’édile poursuit le raisonnement jusqu’au bout : « Il aurait mieux valu qu’aucun recours ne soit lancé car aujourd’hui la construction du Carré des Marques (NDLR : un bâtiment d’une surface de 18.414 m2, réunissant 86 commerces de vêtements de grandes marques dégriffés) serait en voie d’achèvement. Et nous serions sur le point de recruter 250 personnes ! » Puis Jeanny Lorgeoux. « Visiblement, puisque ce n’est pas une conversion, j’en déduis qu’Alain Courtois n’a pas trouvé son chemin de Damas. Mais ne prendrait-il pas ses désirs pour des réalités ? J’entends ça et là des certitudes sur des informations ou des rumeurs distillées par des concurrents ou des opposants à ce projet novateur. »
“ Étape par étape ”
« J’affirme aujourd’hui que les porteurs du projet continuent. L’étape administrative a été gagnée. Ils attendent que l’appel soit déposé. Car je rappelle qu’il y avait trois sources d’appel : des concurrents de Mer, déboutés, le collectif de commerçants auquel le président de la CCI conseille ne pas faire appel. Mais aussi la Fédération nationale des vendeurs de vêtements au détail… Il m’étonnerait fortement qu’elle, renonce à faire appel. » Alors que « l’instruction du permis de construire se poursuit, on continue, étape par étape » souligne encore le maire de Romorantin. Qui s’offre une ultime précision, histoire d’enfoncer le clou : « S’il advenait, d’aventure, qu’Unibail change de position, je serais le premier averti ». Hypothèse dont il n’a vraisemblablement pas été question une seconde, hier matin, à Paris…
Ch. H
Source : www.lanouvellerepublique.fr, 25.06.2009