"Bellegarde : un voyage pour le village"

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Mobilisation des Bellegardiens à Bourg le samedi 24 mars en soutien au projet de Village des Alpes

C ’ E S T la folie, tout le monde veut s’inscrire ! » Stéphane Sernaglia, le président de l’association Bellegarde en colère, qui rassemble aujourd’hui six cents adhérents, a le portable qui vibre toutes les cinq minutes. « Une démonstration de force, mais toujours dans le respect de la loi et dans la convivialité » Mais c’est avec le sourire qu’il décroche, pour renseigner les Bellegardiens sur ce qui s’annonce comme une page clé dans l’histoire de la ville de la Valserine. Stéphane et son compère Thierry Martinet, juste avant d’accrocher une banderole sur le fronton de la mairie pour informer un maximum d’habitants, n’hésitent d’ailleurs pas à-taper dans le vocabulaire grandiloquent pour qualifier cette journée du 24 mars où Bellegarde ira défiler à Bourg-en-Bresse en faveur de son village de marques. « II n’existe pour nous aucune alternative « C’est là que tout va basculer. On veut faire prendre conscience aux décideurs qu’il n’existe pour nous aucune alternative au « Oui au village ». C’est un jour historique pour Bellegarde ! » Pour le rendre réellement historique, les meneurs de ce mouvement de colère à l’encontre des opposants au projet de village de marques ont fixé un minimum de cinq cents personnes dans les rangs de la manifestation. « Pour l’instant, douze bus sont prévus. On sait aussi que pas mal de monde devrait venir en voiture. L’objectif est de faire une démonstration de force, mais toujours dans le respect de la loi et dans la convivialité. Nous nous attacherons à canaliser les forces qui auraient tendance à dégénérer, nous savons que franchir la ligne rouge nous desservirait plus qu’autre chose ». Un gros travail de mobilisation Le départ de Bellegarde aura lieu peu après 9 heures. La foule ne défilera pas, mais restera rassemblée au pied de la chambre de commerce et d’industrie (dont le président siège à la commission qui autorisera ou non le Village et qui a jusqu’à présent manifesté ses réserves). Les leaders prononceront quelques discours offensifs. « Nous avons adressé un courrier au préfet, mais aussi à MM. Cormorèche et Bailly, présidents de la chambre de métiers et de la CCI. Nous espérons qu’ils nous recevront ». Cette semaine, Bellegarde en colère réalise donc un gros travail de mobilisation, par affichage, bulletins d’inscriptions et d’informations dans les magasins... « L’un de nos « militants », René Sauge a distribué plus de mille tracts à travers la Michaille ! » confie Thierry Martinet. Beaucoup de gens très mal informés Hier matin au marché, les passants étaient forcément interpellés. « Ce qui est dingue, c’est que l’on s’aperçoit que beaucoup de gens sont encore très mal informés de ce dossier crucial pour Bellegarde et beaucoup croient que l’implantation du village est acquise » note Stéphane Sernaglia. « Le but premier de l’association était d’informer la population sur le contenu du dossier. Leur action s’avère donc très loin d’être inutile. « On sent tout de même le ton aller crescendo, à Bellegarde... La prise de conscience collective est en train de se faire. Et dans ce type de dossiers, il faut que la rue prenne la parole pour que les choses se fassent. ... » C’est tout l’objet du 24 mars.

La Feudac aussi
C’est le 19 mars que la Fédération des artisans et commerçants de l’Ain manifestera à rencontre du projet de village de marques, à Bourg également. Le 24 mars est donc aussi une réponse à ce mouvement.

Le bassin d’Oyonnax sondé par Bergerac
Le promoteur et la communauté de communes du bassin bellegardien ont commandé un sondage de la population du bassin oyonnaxien au sujet du projet. Les résultats seront publiés la semaine prochaine. Rappelons que le maire d’Oyonnax siège également à la CDEC et qu’il s’est pour l’instant montré sourd aux sollicitations de ses promoteurs et partisans.

Relations CCI-Bellegarde
En cas de refus du village par les décideurs (le vote du président de la CCI sera décisif), les partisans du projet s’interrogent sur les conséquences sur les relations CCI-Bellegarde. « Pour nous, ils auront des comptes à rendre » clame Bellegarde en colère.

Vote le 29 mars
La Commission départementale d’équipement commercial doit toujours rendre son verdict sur la faisabilité du projet le 29 mars.

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Source : Le Progrès, Jim Gàssmann, 17 mars 2007

 

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