Bellegarde : après le rejet au niveau départemental... le combat continue

Dépités mais pas achevés, les élus bellegardiens porteurs du projet "Village des Alpes " regardent maintenant en direction de Paris. C’est en effet au niveau national que leur dossier va maintenant être examiné, vraisemblablement en septembre prochain. La décision de porter un recours en commission nationale d’équipement commercial, après le rejet en commission départementale jeudi, n’a souffert d’aucune hésitation, d’autant plus que l’entente entre le promoteur du projet Bergerac Outlets et la communauté de communes du bassin bellegardien n’est pas mise à mal (lire notre édition d’hier). Reste à décider qui, de l’investisseur ou de la CCBB (ou des deux), portera ce recours. C’est donc le même dossier, refusé par la chambre de commerce et d’industrie, la chambre de métiers et le maire d’Oyonnax, qui va être présenté sous les yeux des 8 membres composant la commission nationale. « Il n’a pas le droit d’être modifié », nous explique même Jean Boutet, adjoint à la mairie de Tournus (cette ville de Saône-et- Loire vient d’essuyer un deuxième refus en CNEC pour son projet de centre de marques). Le préfet de l’Ain recueille les rapports des membres de la CDEC, inclus le sien, et transmet le tout à la CNEC qui dispose de plusieurs mois pour l’étudier. Le vote de la CNEC devrait selon toute logique intervenir à la rentrée prochaine. Après les élections, mais sa composition n’aura pas évolué, car elle est établie pour 6 ans. Les défenseurs du projet pourront monter à Paris pour exprimer leurs arguments devant les votants. Puis les 8 membres de la CNEC vont se retirer pour voter entre eux, et communiquer leur décision au préfet de l’Ain le lendemain. Bellegarde connaîtra alors les conséquences


Le député déplore "l’autisme des Chambres consulaires"
Dans un communiqué, Etienne Blanc a réagi au vote de de la CDEC en ces termes : « (...) Plus que l’échec économique, c’est à mes yeux l’autisme des chambres consulaires sur les conséquences sociales de cette décision qu’il faut déplorer. (...) Si je peux comprendre le votre réservé du maire d’Oyonnax, je crois que les chambres consulaires n’ont pas pris la mesure du traumatisme qu’elles infligent à Bellegarde et sa région. J’organiserai sans délai une réunion de travail avec les élus du secteur pour faire admettre à Paris ce bon sens qui n’a pas présidé à la décision prise localement. Je déploierai tous les efforts nécessaires pour que la commission nationale rectifie ce que l’on peut qualifier de profonde erreur.  »


Régis Petit : « Notre détermination est totale »
Le maire dé Bellegarde n’avait pas réagi à chaud au vote de la CDEC. Hier, il a fait part de son sentiment. « Je suis profondément déçu et je ressens une grande injustice. Mais notre détermination est totale pour aller au bout de ce que l’on peut maintenant appeler une aventure. Le combat ne va pas se présenter dans les mêmes termes et sous les mêmes formes qu’au niveau départemental. La CNEC évaluera le dossier à sa véritable échelle. L’avis favorable des consommateurs et l’absence de vote "contre" peuvent nous avantager, mais il est dur d’analyser l’étape qui arrive. Nous avons maintenant affaire à des très haut fonctionnaires de l’Etat. Concernant l’avenir des relations entre le bassin bellegardien et la Chambre consulaire, Régis Petit a prôné l’apaisement : « On peut difficilement en vouloir aux chambres, qui tentent de maintenir des espèces d’équilibres terrotoriaux... C’est surtout le système de vote qui est pervers et inadapté. Il est urgent, pour les dossiers futurs, qu’il évolue. »

Source : Le Dauphiné, J. G., 31 mars 2007

 

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