BELLEGARDE-SUR-VALSERINE : VILLAGE DE MARQUES

Bergerac et la CCBB vont se concerter

Depuis la réception du rapport de la Commission nationale d’équipement commercial expliquant le refus du projet "Village des Alpes", le temps est à la réflexion chez les porteurs du dossier. Michel De Souza, président de la communauté de communes du bassin bellegardien (CCBB), se refuse pour le moment à tout commentaire du rapport. « Nous avons besoin de l’analyser, de le comprendre. La réflexion doit être menée en commun avec tous les partenaires qui ont travaillé sur le projet : aussi bien les élus comme Régis Petit et Patrick Perréard les maires de Bellegarde et Châtillon, que le promoteur ou l’Agence de développement économique, ou encore les juristes qui nous ont accompagné. » C’est dans ce cadre que le PDG Giles Membrey et les représentants de Bergerac Outlets, la société britannique promotrice du "Village", seront présents mardi prochain à Bellegarde, à la rencontre des élus de la CCBB. Modifier le projet ? Dans la mesure où la CCBB possède maintenant 30 hectares de terrain dans cette zone de Vouvray, et martèle qu’elle les utilisera pour un projet économique de grande envergure, la réflexion va être importante. Après le refus de la CNEC le 25 novembre dernier d’y implanter le "Village des Alpes", plusieurs options s’offrent aux élus : un recours au Conseil d’Etat, dans l’espoir de faire invalider la décision, n’est plus à l’ordre du jour. Au dernier conseil communautaire, Michel De Souza distinguait trois options : « Soit nous représentons le projet tel quel, soit nous le modifions, soit nous en préparons un autre. » Après le temps de la réflexion, celui des décisions pourrait intervenir rapidement. LE RAPPORT DE LA CNEC Affiché dans les mairies, il présente en plusieurs points les raison du refus du projet. D’un langage très technique, il aborde des questions de zone de chalandise, d’aire d’influence, de densité commerciale. ÉQUILIBRE "La réalisation dudit projet serait de nature à porter atteinte, sur l’aire d’influence susmentionnée, à l’équilibre recherché par le législateur entre les différentes formes de commerce." PETITS COMMERCES "La concentration, dans le bassin bellegardien, de magasins vendant à des prix attractifs des articles d’équipement de la personne d’un niveau de gamme comparable à celui généralement offert par les commerces traditionnels de centre-ville serait de nature à déséquilibrer l’activité des petits commerces d’équipement de la personne dans les agglomérations françaises les plus proches, telles que celles d’Ambérieu-en-Bugey, d’Oyonnax, d’Annemasse, de Bourg-en-Bresse ou encore d’Annecy."

Jim GASSMANN

Le Dauphiné, 06/02/08

http://www.ledauphine.com

 

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