Alain Salzman : « Je ne voulais pas partir comme un voleur »

Le patron de Marques-Avenue revient sur le changement de propriétaire du magasin de marques de Coquelles. Sans amertume mais sans langue de bois.

C’est un projet qu’il a porté à bout de bras, affrontant un vent de fronde rarement connu ailleurs. Marques-Avenue Côte d’Opale, pour Alain Salzman, patron de tous les magasins Marques-Avenue de France, avait une place à part. C’est sans doute pour cette raison, presque sentimentale, qu’à l’heure du changement de propriétaire, il a souhaité revenir sur cette aventure atypique. « Pour des raisons qui m’ont échappé, Unibail, à qui nous avions été amenés à vendre, a décidé de repositionner le site. C’est leur droit de propriétaire. On s’est battu pour que ce site existe ; surtout, on s’est battu, notamment avec Jean-Marc Puissesseau, le président de la Chambre de commerce et Patrick Ponsolle, président d’Eurotunnel à l’époque, pour que Marques-Avenue Côte d’Opale se situe sur un niveau de marques très haut de gamme ». Ce positionnement sera probablement remis en cause par le nouveau propriétaire et Alain Salzman semble le regretter. « Décider de cesser ce combat-là, ce n’est pas très fidèle à l’idée de départ. Marques-Avenue Côte d’Opale était pourtant superbe sur le plan architectural. Là aussi, nous avions été très exigeants en confiant le projet à un très grand architecte, Jean-Michel Wilmotte ». Deux nouveaux sites

Pour autant, Alain Salzman assure qu’il gardera de très bons souvenirs du Calaisis. « J’y ai rencontré des gens courageux, solidaires, mais vous savez, moi aussi je suis un p’tit gars du Nord, je suis né à Roubaix ! ». Côté actualités, Alain Salzman vient d’ouvrir deux sites : Bordeaux, sur le concept Quai des marques et Marques-Avenue A6, au sud de Paris, à la jonction de l’A6 et de la Francilienne. Et la crise dans tout ça ? « Vous savez, nous avons ouvert en 1993, c’était déjà une période de crise. Je suis persuadé qu’en ces temps difficiles, le concept que nous proposons correspond tout à fait aux attentes des consommateurs ». Reverra-ton un jour Alain Salzman sur la côte d’Opale ? Rien n’est moins sûr. « Je ne retournerais pas sur le site de Coquelles, je ressentirais, je crois, une sorte de petite blessure ».

PAR PATRICIA NOËL

Source : La Voix du Nord, 04.02.2009

 

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