" 50 millions d’euros dans un village des marques près de Bordeaux "

" Après le magasin d’usine, le centre de marques, place à la troisième génération avec le Village de marques. Un concept qu’entend bien développer Pantheon Retail limited, la société créée par trois professionnels spécialisés dans la gestion et la promotion de centres et villages de marques.

Pour preuve, le projet d’implanter sur la commune girondine de Saint-André-de-Cubzac, un village de marques de 25 000 m² de surfaces de vente dont 11 supérieures à 300 m² mais aucune ne dépassant 700 m². Plus de 110 marques moyen haut de gammes sont attendues, (des produits déstockés) avec une forte notoriété internationale, (50 % des enseignes), histoire de capter les touristes étrangers. Si tout va bien, ce projet d’un investissement de 50 millions d’euros qui devrait générer 1 049 emplois devrait voir le jour à l’été 2008.

A terme deux millions de visiteurs sont attendus, sachant que dans les cartons existent le projet d’un village touristique (hôtellerie, restauration) et un autre des loisirs (maison du vin) qui pourraient être lancés dans un délai de 3 à 5 ans après l’édification du village de marques. Reste à lever un obstacle : décrocher le feu vert de la CDEC (commission départementale d’équipement commercial) qui devrait statuer sur ce dossier d’ici septembre prochain. Autant dire que du côté des dix communes du Cubzaguais, constitué en une communauté de communes, on croise les doigts. Ici, dans cette zone au nord de l’agglomération bordelaise, le taux de chômage est très élevé (de 3 points supérieur à celui de l’Aquitaine), la densité (190 habitants/km²) est aussi nettement supérieure à celle de la Gironde. Bref, les dix communes et leur 20 000 habitants souffrent.

Pour ne rien arranger, les migrations journalières vers l’agglomération bordelaise sont importantes (45 % des actifs). Pendant des lustres, ces communes se sont contentées de regarder passer les voitures, 100 000 véhicules/jour pour Saint André de Cubzac, un pôle urbain où convergent axes routiers, départementaux et nationaux. Bref, un territoire « meurtri » par les infrastructures, que ce soit l’A10, la RN 137, la RN 10, ou la RD 670. Sans compter les futurs tracés de la LGV, la ligne grande vitesse Bordeaux Paris ou la voie du grand contournement de Bordeaux. Du coup, la communauté de communes a décidé de transformer en avantage cette position inconfortable.

« Depuis quatre ans, nous réfléchissons à la façon dont nous pouvons capter le flux autoroutier et retenir ainsi les consommateurs » explique Christian Mabille, président de la communauté de communes. Une cellule de veille économique a été mise en place. Et l’idée du village de marque a fait son chemin. "

Source : L’Usine Nouvelle, correspondante en Aquitaine : Colette Goinere ; 16 mars 2006

 

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