Belgique : 100 emplois menacés à l’Ardennes Outlet Centre de Verviers

La direction de l’Ardennes Outlet Centre de Verviers annonce qu’elle va introduire un permis socio-économique pour modifier l’affectation du site et augmenter sa superficie. Des modifications indispensables pour relancer le site et éviter sa fermeture. Cent emplois sont en jeu.

Cette démarche fait suite au refus de la Ville de Verviers de donner un avis positif sur cette extension qui permettrait aux actuels promoteurs de disposer d’une surface de 27.000 m2 à la place des 10.000 m2 actuels. Les responsables politiques se basent sur la concurrence que les nouvelles enseignes pourraient créer vis-à-vis du futur centre commercial en bord de Vesdre.

Une réponse qui surprend le groupe Comer, propriétaire du site de l’Ardennes Outlet Centre. "Nous serons avant tout complémentaires car ce sont les secteurs du jardinage, de l’aménagement et des loisirs qui seraient prioritaires en cas d’extension et de réorientation de notre activité vers la mixité. Nous ne cherchons pas à combattre les commerces du centre", argumente Yaël Reicher, la directrice.

Le taux d’occupation de l’Ardennes Outlet Centre, dont l’investissement initial est de 35 millions d’euros, est de 65 pour cent soit entre 20 et 25 commerces. La zone de chalandise, estimée à 5 millions sur trois pays, ne draine qu’un million de personnes par an au lieu des trois millions espérés en 2005 à l’ouverture.

" Nous sommes en partie responsable mais nous avons subi d’énormes pressions pour ouvrir fin 2005 alors que nous n’étions pas prêts. Depuis l’ouverture le dialogue est rompu avec la ville. Depuis trois ans, nous attendons le feu vert pour ouvrir le dimanche", explique Yaël Reicher.

Le groupe Comer se donne six mois pour obtenir auprès de la ville, le permis. Un permis socio-économique, reposant sur la modification du site, sera bientôt introduit. "Nous ne voulons pas fermer et je ne pense pas non plus que c’est l’intérêt de la ville".

Le groupe Comer, qui pèse deux milliards d’euros, pourrait cependant mettre la clé sous le paillasson. Ce sont cent emplois qui sont donc menacés.

http://www.actu24.be, 04.09.2008.

 

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